L'événement n'en est qu'à sa deuxième présentation, mais il prend de l'envergure, constate Philippe-Antoine Lehoux, directeur général du Bivouac urbain. L'an dernier, 85 personnes avaient participé à la compétition, qui portait principalement sur la création d'un jeu vidéo. Cette année, on attend 200 créateurs, dont une cinquantaine viendra de l'extérieur de Québec. La compétition s'est aussi élargie pour inclure l'animation 2D et 3D et le Concept-Art.
Le Bivouac urbain se tiendra de nouveau à la Place de l'Université-du-Québec (ENAP) et se terminera plus tard en soirée, à 23h, permettant de projeter des courts-métrages à l'extérieur. Les principales entreprises de jeux de Québec, les Frima Studio, Ubisoft, Beenox et Longtail studios, ont déjà confirmé leur participation. «Notre événement vise d'abord à faire la promotion de concepts flyés, déjantés. On veut aller chercher le plus grand nombre d'artistes, des programmeurs, des modeleurs, dessinateurs, bruiteurs, pour créer des ponts entre l'art traditionnel et l'art numérique.»
Tout ce que les participants créeront pendant l'activité reste leur propriété. Ils pourront en faire des versions Web et les vendre à différents portails, souligne Philippe-Antoine Lehoux. «On espère servir de tremplin à des employés qui se feront remarquer par l'industrie.»
Le dimanche, le public aura l'occasion d'essayer les jeux créés par les participants et de voter pour leur préféré. La formule du Bivouac, le game jam, existe ailleurs, mais il s'agit surtout de rendez-vous ponctuels. Un événement grand public comme le Bivouac urbain est unique, selon M. Lehoux.
La création multimédia génère un chiffre d'affaires estimé à 250 millions $ dans la région de Québec, avec 58 entreprises et 1340 emplois.














