Cet appel d'offres avait été critiqué parce que la STM écartait d'emblée les fournisseurs qui auraient voulu soumettre une proposition basée sur des logiciels libres, comme la suite bureautique OpenOffice.
Cette façon de procéder va à l'encontre d'un jugement rendu au début de l'été par la Cour supérieure du Québec, qui déclarait illégale une transaction de la Régie des rentes du Québec effectuée dans des conditions similaires.
«Les membres du conseil d'administration ont discuté aujourd'hui du dossier des licences Microsoft et ont décidé de suspendre le processus d'appel d'offres afin d'analyser les impacts de l'implantation d'une nouvelle plate-forme de bureautique comme OpenOffice ou autres produits comparables», a indiqué dans un courriel Mme Odile Paradis, Directrice principale - Affaires publiques à la STM.
«C'est une bonne nouvelle», se réjouissait mercredi Daniel Pascot, directeur du Département des systèmes d'information organisationnels, à l'Université Laval, et président de l'association FACIL, «FACIL, pour l'Appropriation Collective de l'Informatique Libre».
Le jugement dans la cause Savoir-Faire Linux/RRQ prévoit qu'avant de court-circuiter le processus d'appel d'offres normal, on doit pouvoir s'appuyer sur une étude «sérieuse et documentée».
La politique d'approvisionnement de la Ville de Montréal prévoit aussi qu'on doit «s'assurer que les modes d'acquisition font appel à la saine concurrence entre les fournisseurs».
«Est-ce qu'ils vont faire l'analyse à l'interne ou la confier à une firme externe, on verra, en tout cas nous avons l'intention d'obtenir l'accès aux résultats de cette analyse pour s'assurer qu'elle correspond aux critères évoqués par le jugement», conclut M. Pascot.










