«C'est une très belle initiative qui nous permet de nous rencontrer et de fraterniser. Au fond, nous avons les mêmes fondements et ce qui nous uni est plus fort que ce qui nous divise. Parfois, certaines idéologies s'imposent et poussent les gens qui partagent des valeurs communes, comme la foi chrétienne, à se rapprocher», a indiqué l'archevêque de Québec en présence de représentants des communautés chrétiennes anglicane, protestante, épiscopale, presbytérienne, adventiste, melkite et maronite.
Mgr Ouellet a fait remarquer que ses réserves quant au nouveau cours d'éthique et de culture religieuse mis en place par le ministère de l'Éducation du Québec étaient partagées par les représentants de plusieurs autres communautés.
Un rêve
La rencontre d'hier était la première à se dérouler au pavillon oecuménique qui a ouvert ses portes cet automne à Versant-la-Noël. «Je suis un peu rêveur, mais grâce à l'aide de plusieurs, ce rêve-là est devenu une réalité», explique le prêtre thetfordois Robert Lebel.
À l'aube de la soixantaine, mais paraissant facilement 10 ans de moins, l'abbé Lebel est un prêtre original qui pratique son ministère depuis 30 ans en grattant sa guitare et en interprétant ses chansons sur disque et dans les salles de spectacle de la province.
Il y a 10 ans, grâce à l'aide de bénévoles, de donateurs et de communautés religieuses, il a ouvert le centre Versant-la-Noël, qui a depuis accueilli 40 000 personnes, dont 7000 seulement en 2008. La plupart des visiteurs sont des jeunes venant des quatre coins du Québec qui cherchent à retrouver leurs repères lors d'un séjour de ressourcement.
Quant au nouveau pavillon, fruit de travaux de 18 mois et d'investissements d'un million de dollars, Robert Lebel souhaite en faire un lieu de rapprochement entre les différentes confessions et religions. Le bâtiment est d'ailleurs agrémenté d'un clocher traditionnel catholique, d'une coupole orthodoxe, d'une croix byzantine et d'un clocher soulignant les traditions réformistes.
Un minaret d'Aggar orné d'un croissant représente la foi musulmane et l'étoile et la ménorah sont placées à l'entrée de la crypte pour représenter le judaïsme. «Avec ce pavillon, je veux montrer que l'autre n'est pas une menace, que le rapprochement est possible», conclut l'abbé Lebel.











