Au cimetière américain de Normandie, à Colleville-sur-Mer, Stephen Harper a insisté sur l'importance de ne jamais oublier, renoncer ou fléchir pour défendre la liberté, promouvoir la démocratie et chercher la justice.
De son côté, le président français Nicolas Sarcozy a souligné que les soldats canadiens et américains ont combattu deux fois aux côtés des Anglais et des Français et que sans cette participation, le cours de l'histoire n'aurait certainement pas été le même.
D'autres chefs d'État, dont le président américain Barack Obama, assistaient aussi à cette cérémonie. «Amis et vétérans, ce que nous ne pouvons oublier, ce que nous ne devons pas oublier, c'est que le Débarquement, ce furent un temps et un lieu où la bravoure et l'abnégation de quelques uns réussirent à changer le cours du siècle tout entier».
«À l'heure du plus grand danger, dans les circonstances les plus sombres, des hommes qui se considéraient comme ordinaires trouvèrent à l'intérieur d'eux-mêmes la force de faire l'extraordinaire», a ajouté M. Obama, très ému.
À l'issue des allocutions, les participants ont ensuite déposé une gerbe et respecté un moment de silence, avant les 21 coups de canon et la sonnerie aux morts, clou de la cérémonie qui s'est achevée par une parade aérienne.
Le premier ministre Stephen Harper avait auparavant déposé des couronnes de fleurs sur la tombe du soldat inconnu au cimetière de guerre canadien de Bény-sur-Mer. Il devait assister en soirée à la cérémonie canadienne du souvenir au centre de la plage Juno, en compagnie de dignitaires français.
Le 6 juin 1944, plus de 14 000 jeunes Canadiens ont participé au Débarquement des alliés en Normandie. Quelque 340 d'entre eux ont perdu la vie dès le premier jour.
Avec Associated Press










