Réunis à l'occasion de leur 29e congrès à Saint-Augustin-de-Desmaures, dans la région de Québec, les membres du FRAPRU se sont inquiétés samedi de voir que la crise du logement se poursuit sur fond de crise économique.
Le porte-parole de l'organisme, François Saillant, soutient que cette situation accentuera la crise en raison des revenus tirés vers le bas et une pression à la hausse sur les prix des logements. Selon lui, le nombre de ménages qui consacrent plus de 50% de leurs revenus pour se loger subira une croissance considérable dans les prochains mois.
Mesures d'urgence
La Ville de Québec a déjà annoncé la mise en place de mesures d'urgence à l'approche du 1er juillet et à Gatineau, plusieurs personnes ne se trouvent pas de logements. Du côté de Montréal, la rareté des appartements de trois chambres et plus fait en sorte que plusieurs familles peinent à se loger.
À l'extérieur des grands centres, l'herbe n'est pas plus verte. La ville de Val-d'Or, qui a longtemps connu des taux d'inoccupation de 12%, n'a maintenant presque plus d'appartements locatifs disponibles.
François Saillant explique que les efforts de création d'emplois, dans le secteur minier entre autres, amènent les gens à rester dans la région et que d'autres y affluent. Il affirme que le secteur privé du logement ne répond pas et que les développements de logements sociaux timides font en sorte que le taux d'inoccupation se situe très près de zéro.
Représentations politiques
Plusieurs représentations politiques sont prévues dans les mois à venir. Elles seront multipliées s'il y a déclenchement d'une campagne électorale fédérale à l'automne. D'ici-là, le FRAPRU souhaite obtenir des mesures suffisantes, dont l'offre de supplément au loyer d'urgence pour les personnes qui risquent de se retrouver à la rue le 1er juillet.
L'organisme mise également sur les nouvelles consultations sur un deuxième plan de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale qui doivent s'amorcer le 15 juin à Québec.










