«Ces propos sont inappropriés et indignes de la part d'un service de police» a indiqué par communiqué Olivier Poulin, le coordonnateur de l'organisme GLBT Québec/Lutte contre l'homophobie. L'article à l'origine de cette réaction a été publié dans le Journal de Québec de jeudi et faisait état de plaintes de citoyens relativement à la présence d'hommes «matures» et peu vêtus qui se rencontrent près de l'ancien lac Vert de Saint-Romuald.
«Ils ont entre 60 et 70 ans et ils ont l'instinct sauvage de l'animal. Ils vont là pour chasser, mais ils ne sont pas conscients des conséquences de leurs actes», affirmait l'agent Alain Gelly à propos de ses promeneurs.
«Ces hommes ne sont pas des prédateurs ou des bêtes. Ce sont des êtres humains!» réplique vigoureusement Olivier Poulin.
Jeudi, il n'a pas été possible de recueillir la réaction de l'agent Gelly au communiqué, puisqu'il est actuellement en vacances. Appelé à commenter, le porte-parole Éric Laliberté a noté que rien dans la citation de son collègue ne fait explicitement allusion à l'orientation sexuelle de ces hommes. «Ce n'est que plus loin dans l'article qu'un homme qui se présente comme un habitué des lieux a dit qu'il y a là des gais, mais aussi des straights et des bisexuels», indique M. Laliberté.
Peu d'endroits
Au-delà des propos de l'agent Gelly, GLBT voit dans ces incidents une illustration du fait que les gais plus âgés ont peu d'endroits où socialiser. «La vraie question, c'est quelle place pour les aînés gais dans la société? Réponse : aucune!» indique M. Poulin, en soulignant que l'organisme «ne cautionne aucunement les relations sexuelles en plein air».
«Nous croyons seulement qu'il est important que l'on mette autant sinon plus d'énergie à rendre la société plus ouverte à la socialisation entre hommes âgés plutôt qu'à les pourchasser, appareil photo à la main, et à les insulter», peut-on lire dans le communiqué de l'organisme GLBT.











