Peu le savent, mais l'auteur et interprète d'Heureux d'un printemps a passé une partie de son jeune temps à creuser minutieusement le sol, truelle et grattoir en main. Technicien en archéologie, il a fouillé un site iroquoien à Sorel-Tracy, dirigé des recherches à la baie James et mené des travaux de reconnaissance à l'île d'Orléans.
«C'est à partir de ce que les gens laissent qu'on peut reconstruire l'histoire», a lancé Paul Piché, dans une défense passionnée de l'archéologie.
«La mémoire, c'est fondamental pour l'être humain, car sans elle, il n'y a pas d'intelligence», a-t-il poursuivi, tout en confiant qu'il avait hérité de ses années d'archéologie l'habitude de travailler lentement, comme en témoigne l'attente qui s'étire pour la sortie de son nouveau disque...
Venu à Québec pour annoncer les activités à saveur archéologique qui se dérouleront pendant tout le mois d'août à travers la province, Paul Piché mise sur l'intérêt «naturel» des gens pour l'archéologie. «Quand les gens voient un artéfact, ils s'approchent. C'est naturel», croit-il.
Dans la région
De la centaine d'activités qui auront lieu dans 61 lieux à travers la province, une quinzaine se tiendront dans la région de Québec. Parmi celles-ci, notons la visite sous la terrasse Dufferin, où s'étale une collection de projectiles d'artillerie datant du siège de Québec, en 1759.
Ceux qui voudront voir les archéologues en action devront quant à eux se rendre sur d'autres lieux, dont le site Marais du Nord, voisin du lac Saint-Charles. Là-bas, un sentier de huit kilomètres sillonne les caches où les archéologues fouillent la terre à la recherche d'outils de pierre, de restes culinaires et de fragments de terre cuite.
Et comme l'histoire sur le territoire québécois a commencé bien avant la venue des premiers colons, la Ville de Lévis offrira pour sa part des ateliers sur la fabrication des projectiles de pierre, selon les techniques des Amérindiens.
Pour plus de détails : www.moisdelarcheo.com











