«Je te dirais que 50 % des acheteurs sont des militaires, alors que le reste sont des civils», lance Jean-Philippe Lapierre, propriétaire de la boutique Échologik. L'un de ses employés est lui-même un ancien militaire et reconnaît régulièrement d'anciens frères d'armes venus se procurer du spice.
«Premièrement, comme membres des Forces armées, ils préfèrent consommer ça que des drogues illégales. Il y a aussi le fait que ce soit complètement indétectable lors des tests de dépistage de drogue», poursuit-il.
«Quand ils achètent du spice, les soldats semblent rechercher les mêmes effets que le cannabis, soit son aspect relaxant, le fait que ça constitue une échappatoire», explique-t-il.
D'ailleurs, lors du passage du Soleil chez Échologik, un militaire s'est justement présenté sur place en compagnie de son amie de coeur afin d'acheter le populaire produit. Le couteau typique des régiments militaires qu'a utilisé le solide gaillard pour aider le photographe à ouvrir un sachet d'herbes ne laissait aucun doute sur son métier.
Plus âgés
«Les consommateurs de spice sont en général plus âgés que les consommateurs de cannabis. Les jeunes ne s'intéressent pas vraiment à ça, ce sont davantage les plus vieux qui sont attirés par le côté légal du produit, qui ne contient ni THC, ni tabac, ni nicotine, et par l'absence de produits chimiques et d'effets secondaires», poursuit Jean-Philippe Lapierre.
Tests de dépistage
Comme les militaires, les professionnels et ceux qui occupent un emploi où ils sont susceptibles de subir des tests de dépistage se tournent également vers le mélange légal et indétectable.
Jean-Philippe Lapierre ajoute que 90 % de ses clients sont au départ sceptiques quant aux effets du spice et des autres substituts légaux du cannabis. «Cependant, après l'avoir essayé, ils ne le sont plus!», assure-t-il.












