Le recrutement en hausse dans les Forces armées canadiennes

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Le recrutement en hausse dans les Forces armées canadiennes

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Le major Marie Leclerc a passé le flambeau de commandant du Centre de recrutement au major Sébastien Picard, hier.

Le Soleil, Martin Martel

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) Les jeunes continuent à se bousculer au portillon pour s'enrôler dans les Forces armées canadiennes. Depuis cinq ans, le recrutement a augmenté de 78 % pour atteindre 7701 nouveaux soldats en 2008.

«C'est le métier qui offre le plus d'action. À l'âge que j'ai, on cherche pas mal tous ça, les jeunes hommes», explique Jean-Simon Demers, 19 ans, rencontré mercredi à Québec lors d'une cérémonie d'assermentation de nouvelles recrues. D'ici quelques semaines, il se dirigera vers le collège militaire, où il étudiera au cours des quatre prochaines années pour devenir officier.

Le recrutement a beau être en hausse, signe de l'usure sur les troupes exercée par la guerre en Afghanistan, les départs de militaires continuent aussi à augmenter. De façon plus lente, faut-il noter toutefois. L'an dernier, 6217 soldats ont décidé de remiser leur habit de camouflage.

Avec le recrutement en hausse, l'armée a donc vu ses effectifs totaux augmenter de près de 4500 soldats ces cinq dernières années pour s'établir à 65 890 soldats à l'heure actuelle. La tâche s'annonce encore longue avant d'atteindre l'objectif de 73 000 fixé par les Forces.

Interrogées, certaines recrues avouent que la guerre a joué un rôle dans leur enrôlement. Alors que les Forces portent aujourd'hui en terre leur 124e soldat tué en Afghanistan, les risques de la mission ne semblent d'ailleurs pas effrayer les recrues. «C'est comme un pompier, ça veut aller au feu. Un militaire veut aller en mission», résume Symon Mailhot, 17 ans.

Mais Jean-Simon Demers assure qu'il serait prêt à faire autant des missions humanitaires que de combats. «Les deux m'intéressent. Je ne suis pas un maniaque qui s'enrôle pour aller tuer des gens. J'y vais pour aider. Si on me dit que pour aider je dois aller porter des sacs de riz au Soudan, au Darfour, je vais le faire. Si on me déploie en Afghanistan, je vais le faire aussi.»

Même si le Canada a délaissé les missions de Casques bleus depuis son engagement à Kandahar, les missions de paix semblent encore avoir la cote à entendre Symon Mailhot. Celui-ci dit d'ailleurs avoir été séduit par les valeurs de l'armée. «Justice, intégrité, honnêteté. Ce sont toutes des choses plus difficiles à trouver de nos jours», commente-t-il.

Tableau

Un groupe de 55 recrues a été assermenté mercredi après-midi au complexe Saint-Malo, au coeur de Québec. Le Centre de recrutement de Québec a profité de cette cérémonie pour changer de commandant. Le major Marie Leclerc a alors passé le flambeau au major Sébastien Picard.

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