Les toutes dernières statistiques colligées à ce sujet par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale font état d'une progression de 1,4?% entre juillet 2008 et juillet de cette année. Au milieu de l'été, quelque 333 279 ménages bénéficiaient de l'un des programmes de «dernier recours» du gouvernement du Québec (regroupant notamment les mesures de solidarité sociale et d'aide sociale).
Sans être alarmant, le retournement de situation est réel, concède-t-on au gouvernement. Il l'est d'autant plus qu'entre juillet 2007 et 2008, le nombre de ménages inscrits avait plutôt baissé de 1,6?%. Comme ses fonctionnaires, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, met en garde contre la tentation d'établir une tendance à partir de la photographie d'un seul mois de l'année.
Ce qui permet cependant de dire que la courbe est ascendante, c'est que la hausse est quasi constante depuis mars. Jusque-là, elle baissait sans cesse depuis des années, bien que de moins en moins vite depuis quelques mois. Entre mars 2008 et mars 2009, la hausse du nombre de ménages contraints de recourir au support financier du gouvernement du Québec a progressé d'un imperceptible 0,1?%. Entre mai 2008 et mai 2009, la hausse a été de 0,3?%. Elle a été de 1?% en juin et de 1,4?% en juillet.
Hausse à prévoir
Les analystes du ministère prévoient que l'augmentation du nombre de bénéficiaires aura été de 1,6?% en août et sera de 1,8?% en septembre. D'autres croient que les données feront état de hausses plus importantes. Environ la moitié des salariés mis à pied touchent des prestations de l'assurance emploi du gouvernement canadien avant de faire éventuellement appel aux programmes de dernier recours de l'État québécois.
À l'instar du premier ministre Jean Charest, qui a encore déclaré mardi que «l'économie du Québec s'en tire mieux que partout ailleurs», M. Hamad relativise ces données. Sur le plan de l'aide sociale, le Québec se compare avantageusement aux autres provinces. «Les augmentations auraient été plus élevées sans les mesures mises en place comme le Pacte pour l'emploi», a-t-il dit.
En juillet, 339 279 ménages vivaient de ces mesures, soit près de 485?000 personnes (369?413 adultes et 114?711 enfants).










