Selon elle, l'individu qui carbure aux images montrant des scènes sexuelles où plusieurs personnes entrent en action sans aucun malaise, se détache de la réalité. Il s'éloigne de ce qui le définit comme être humain, soit la capacité de s'émouvoir, d'avoir accès à sa sensibilité. Ainsi, il devient incapable d'avoir des relations intimes, dit-elle.
S'il y a inévitablement un problème de déviance lié à une dépendance à la pornographie, il y en a aussi un chez «tout individu qui éprouve du plaisir en voyant des scènes de domination, de douleur, de répression», ajoute-t-elle.
Sévère? Peut-être quand on pense que plusieurs psychologues estiment qu'une consommation «normale» de pornographie peut avoir des effets positifs sur la vie sexuelle. N'y aurait-il pas confusion dans les mots ici? «L'érotisme, ça passe puisque ça a pour but de stimuler les sens, nuance Mme Ross. L'érotisme, c'est la simple représentation de la nudité, de l'intimité et du désir. C'est naturel, il n'y a pas de domination ou de possession. Alors que la pornographie est déviée de la réalité. Elle impose un standard déconnecté de la réalité et est dépourvue d'émotion. Comme si ce qui était fait était normal, voire même la norme.» Ainsi, dans son extravagance, le porno tue l'érotisme. L'érotisme, qui est plus près de la réalité et génère de chaudes soirées en couple.











