Le porno a tué l'amour?

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Dossiers»

Accros du porno
Accros du porno

Internet a chamboulé la consommation et la production de pornographie. Bienvenue dans le monde du sexe 2.0 »

Nadia Ross
Le Soleil

(Québec) Marie-Paule Ross est religieuse et sexologue. Dans sa pratique, elle voit une foule de couples aux pri­ses avec des problèmes liés à la consommation de pornographie. Son constat est simple et terrifiant : la  pornographie détruit l'amour. «Les éléments de base pour définir l'amour sont l'authenticité, le respect, la vérité, la fidélité à soi et la liberté. Il n'y a rien de cela dans la porno, clame-t-elle. La porno, c'est tout simplement déshumanisant.»

Selon elle, l'individu qui carbure aux images montrant des scènes sexuelles où plusieurs personnes entrent en action sans aucun malaise, se détache de la réalité. Il s'éloigne de ce qui le définit comme être humain, soit la capacité de s'émouvoir, d'avoir accès à sa sensibilité. Ainsi, il devient incapable d'avoir des relations intimes, dit-elle.

S'il y a inévitablement un problème de déviance lié à une dépendance à la pornographie, il y en a aussi un chez «tout individu qui éprouve du plaisir en voyant des scènes de domination, de douleur, de répression», ajoute-t-elle.

Sévère? Peut-être quand on pense que plusieurs psychologues estiment qu'une consommation «normale» de pornographie peut avoir des effets positifs sur la vie sexuelle. N'y aurait-il pas confusion dans les mots ici? «L'érotisme, ça passe puisque ça a pour but de stimuler les sens, nuance Mme Ross. L'érotisme, c'est la simple représentation de la nudité, de l'intimité et du désir. C'est naturel, il n'y a pas de domination ou de possession. Alors que la pornographie est déviée de la réalité. Elle impose un standard déconnecté de la réalité et est dépourvue d'émotion. Com­me si ce qui était fait était normal, voire même la norme.» Ainsi, dans son extravagance, le porno tue l'érotisme. L'érotisme, qui est plus près de la réalité et génère de chaudes soirées en couple.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer