C'est du moins ce que tente de démontrer John L. Harmer, un politicien qui lutte contre la pornographie depuis plus de 40 ans. Grâce au brain mapping, ou cartographie fonctionnelle du cerveau, le président de la Lighted Candle Society tente de démontrer clairement que l'exposition aux images pornographiques a un effet direct sur le cerveau. Son but? Broyer la richissime industrie du X, comme celle du tabac l'a été en son temps, en démontrant, preuves à l'appui, que la pornographie ne crée pas seulement une dépendance, mais qu'elle nuit également à la santé.
Dans son ouvrage publié en 2007, The Sex Industrial Complex, M. Harmer avance que l'exposition d'un jeune à la pornographie peut modifier les connexions nerveuses dans son cerveau, créant ainsi une dépendance à long terme à une hormone liée au plaisir qu'il nomme érotoxine.
Selon lui, les enfants et les adolescents sont les plus vulnérables. Le complexe amygdalien, un groupe de neurones du cerveau impliqué dans les émotions près de la peur et de l'agression, se développe avant les lobes frontaux. Ainsi, cette zone traite les images qui sont regardées en attendant que la partie frontale prenne le relais. Cela aurait pour effet d'associer les images pornographiques au mauvais foyer d'émotions. Au lieu de s'accoler au désir sexuel, les images trouveront leur chemin dans l'anxiété et la honte. Le tout couplé à des effets associés à l'utilisation d'une drogue.
D'après la responsable des recherches, Dre Judith Reisman, regarder des films X déclenche une poussée d'adrénaline qui est ressentie dans le ventre et dans les organes génitaux, ainsi qu'une sécrétion de testostérone, d'ocytocine, de dopamine et de sérotonine. «C'est un véritable cocktail de drogues. La pornographie est un excitant extrêmement puissant, qui provoque flashs et euphorie. Ce n'est pas un excitant sexuel, mais un excitant mêlant peur, sexe, honte et colère.»
Avec le Courrier international











