Ces variations sur le thème du voile proviennent de la même «prescription» religieuse qui veut que les musulmans fassent preuve de modestie dans leurs choix vestimentaires.
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Fait intéressant, écrit la spécialiste américaine de l'Islam Sahar Amer dans son texte Uncovering the Meaning of the Veil in Islam, le Coran n'ordonne pas explicitement le port du voile par les femmes. Le terme hijab, «voile», y apparaît cinq fois, mais souvent de façon métaphorique. En une seule occasion est-il utilisé pour désigner un morceau de vêtement - et encore, il fait alors référence aux «épouses du Prophète», pas aux femmes en général. Quelques autres passages du Coran recommandent que les femmes cachent «leurs atours» et qu'elles «serrent sur elles leurs voiles» afin d'éviter d'être «offensées», mais sans définir de quoi elles doivent se couvrir.
Il y a donc eu, d'une tradition à l'autre, plusieurs manières différentes de se voiler. Le port du simple foulard, qui ne couvre que les cheveux est la façon la plus répandue. Ainsi, le niqab, comme celui que portait la femme qui a été expulsée d'un autobus du RTC, va un peu plus loin en recouvrant tout le visage (sauf les yeux) en plus des cheveux. Le terme burqa, dont on entend aussi parler à l'occasion, désigne quant à lui un survêtement très ample qui recouvre la femme de la tête aux pieds.
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