D'après cette enquête, les jeunes ne votent pas moins que les gens plus âgés: 46 % des 12 à 24 ans affirment qu'ils ne votent pas nécessairement chaque fois qu'ils en ont la possibilité. Rappelons que lors du dernier scrutin provincial, le taux de participation atteignait à peine 57 %. Parmi ces jeunes, 72 % estiment qu'ils exerceraient davantage leur droit de vote s'ils pouvaient le faire par ordinateur ou téléphone cellulaire.
«On court toujours après le temps, ce serait beaucoup plus rapide par Internet. Je suis sûre qu'il y a beaucoup plus de gens qui voteraient», lance Isabelle, 19 ans, étudiante au Cégep Lévis-Lauzon.
Et l'idée est loin d'être farfelue. Au Québec, le directeur général des élections, Marcel Blanchet, a affirmé après les dernières élections qu'il étudiera sérieusement cette option pour augmenter la participation des électeurs.
Mais le vote électronique n'est pas nécessairement la panacée, rappelle Pier-Ann Boutin, 22 ans, étudiante à l'Université Laval. Lors du référendum sur le laissez-passer universel, tous les étudiants avaient la possibilité de voter par Internet, mais seulement 25 % ont pris part à la consultation, rappelle-t-elle. «Le vote par Internet, ce n'est pas magique. Il faut aussi être informé pour voter.»
D'ailleurs, 72 % des jeunes interrogés affirment avoir toujours recours aux médias traditionnels ou électroniques lorsque vient le temps de s'informer, loin devant les blogues (7 %) ou les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter (1 %).























