L'Académie française rendra un hommage jeudi à l'un des intellectuels les plus influents du XXe siècle, un homme qui avait consacré sa vie à l'étude des peuples dits «primitifs», aux symboles et aux structures de groupe.
La date exacte de son décès n'a pas été précisée mais il serait mort samedi, selon son éditeur, Plon.
Claude Lévi-Strauss était né le 28 novembre 1908 à Bruxelles, de parents français, d'origine juive alsacienne. Agrégé de philosophie à la Sorbonne en 1931, il est nommé membre de la mission universitaire au Brésil. De 1935 à 1939, il met sur pied et dirige plusieurs missions ethnographiques dans le Mato Grosso et en Amazonie. C'est son premier contact avec des tribus dites «primitives».
Après s'être réfugié aux États-Unis et s'être engagé dans les Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale, il revient en France en 1949, année de la publication de La Vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara et de sa thèse sur Les Structures élémentaires de la parenté.
En 1955, il publie Tristes Tropiques, récit de voyages qui bouleverse la pensée occidentale et lui apporte la célébrité. De nombreux autres ouvrages suivront. Dans ses derniers livres, il s'est concentré sur les logiques esthétiques amérindiennes et occidentales et a poursuivi une oeuvre morale commencée dès le début de son travail, attachée à la protection des différences, des espèces naturelles et de la diversité du monde.












