La mobilisation pour éradiquer le suicide

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sylvie Nadeau, directrice du Centre de prévention du... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Sylvie Nadeau, directrice du Centre de prévention du suicide de Québec et vice-présidente de l'AQPS, et Bruno Marchand, directeur général de l'AQPS, ont lancé le projet «Ajouter ma voix» pour contrer le suicide.

Le Soleil, Patrice Laroche

Yves Therrien
Le Soleil

(Québec) L'éradication du suicide commence par la mobilisation en ajoutant sa voix pour dire: «Je ne perdrai plus un proche à cause du suicide.»

Pour mettre fin à l'hécatombe causée par cette solution radicale à des problèmes provisoires, l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) affirme, par la voix de son directeur général Bruno Marchand, que tous les gens ensemble peuvent s'unir et montrer que le temps de la fatalité est terminé.

«La mobilisation, c'est une première étape», précise Sylvie Nadeau, directrice du Centre de prévention du suicide de Québec et vice-présidente de l'AQPS. «Après, il faut outiller les gens qui sont sensibles à la problématique pour qu'ils puissent déceler les signaux d'alarme et pour qu'ils puissent diriger la personne ayant des idées suicidaires vers les services d'aide appropriés.»

L'AQPS lance donc le projet Ajouter ma voix en partenariat avec trois fondations (la Fondation André Dédé Fortin, Revivre et la Fondation des maladies mentales) et le soutien financier du ministère de la Santé. Celui-ci présentera un site Web, ajoutermavoix.com, où la population est invitée à signer une déclaration affirmant que le suicide n'est pas une solution.

«Si 10 000 personnes ou 100 000 personnes signent la déclaration, continue M. Marchand, le suicide deviendra de moins en moins une solution envisageable pour mettre un terme à des problèmes temporaires auxquels il est possible de trouver de réponses.»

La mobilisation, la solidarité des citoyens et la signature de la déclaration ouvrent une porte pour encourager des initiatives de prévention du suicide autant dans les milieux familiaux que dans les milieux de travail.

«Le suicide tue au Québec plus de gens que les accidents de la route, les noyades et la grippe réunies. Le suicide est une responsabilité sociale», affirme la dre Édith Labonté, psychiatre, membre du conseil d'administration de la Fondation des maladies mentales.

Ainsi, ce projet Ajouter ma voix devient une manière de briser le tabou du silence et de briser les barrières pour apporter de l'aide dans sa famille, le voisinage ou au travail que ce soit par des marches de solidarité, une campagne de souscription, l'organisation de conférences de sensibilisation, par des dons.

Il y a aussi des formations comme la formation Sentinelle du Centre de prévention du suicide de Québec (www.cpsquebec.ca) qui permet de reconnaître les personnes en détresse, d'évaluer l'urgence et les besoins et de les diriger vers les ressources spécialisées.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer