«La vente d'alcool en face du parc, ça va amener de beaux partys la nuit. Ça va amener une clientèle qu'on n'avait pas avant», dénonce une citoyenne, Manuela Cavalli.
«On ne peut pas rapprocher la vente d'alcool d'un parc où on ne peut pas en boire. C'est l'occasion qui crée le larron. Si on dit aux gens ne buvez pas dans le parc et on vend de la bière à la caisse à côté, c'est dire deux choses en même temps», ajoute l'un de ses voisins, Réjean Doyon. Cet ancien député libéral de Louis-Hébert (1982-1994) estime qu'il ne revient pas à un dépanneur de quartier de vendre de l'alcool.
«On dépanne pour un litre de lait. On dépanne pour un kilo de beurre. On dépanne pour des céréales le matin. Mais on ne dépanne pas pour de la bière dans un quartier résidentiel», a-t-il estimé.
Pour l'instant, la Ville de Québec se dit bien impuissante à empêcher la vente d'alcool dans la station-service venant d'être agrandie, un deuxième étage ayant été ajouté. L'arrondissement a toutefois transmis une lettre à la pétrolière Esso pour lui demander de ne pas ouvrir 24 heures par jour. Reste à voir si elle se pliera à cette demande.












