Quatre d'entre elles ont été scellées symboliquement hier soir lors d'une cérémonie présidée par le cardinal Marc Ouellet à la basilique-cathédrale de Québec. Elles contiennent entre autres une centaine de témoignages, recueillis depuis sa mort il y a 15 ans, qui seront décortiqués par la Congrégation des saints à Rome. «L'importance de cette figure spirituelle sera dévoilée dans l'avenir, mais il reste encore des années à prévoir», souligne Mgr Ouellet sur les ondes de Radio-Canada.
À Rome, la Congrégation fera une synthèse de ces documents pour un deuxième examen. S'il est déterminé que mère Julienne a «vécu la charité de façon héroïque», elle sera vénérable. Si on lui attribue un seul miracle, par exemple une guérison physique que la science ne peut expliquer, elle sera bienheureuse. S'il y en a plus d'un, elle sera sainte.
Pleine d'admiration pour la fondatrice de sa Congrégation, soeur Françoise Guillot parle de mère Julienne comme d'une personne simple, directe et rayonnante. Elle a fondé la Congrégation à Québec en 1945, alors qu'elle n'avait «pas de santé, pas d'argent».
«De son vivant, les gens se conÂfiaient beaucoup à elle. Elle obtenait des faveurs, et ça a continué même après son décès, c'est même allé en augmentant», insiste la religieuse. Elle se souvient de «gens qui, à son contact, repartaient le coeur changé, avec un nouvel élan pour la vie».












