Directeur des opérations des Jeux canadiens des greffés à Québec, Arnaud Derozier a dû retourner en France après s'être vu refuser sa demande. Le maire s'est dit d'autant plus catastrophé que la Ville de Québec mène justement des missions en France et en Belgique pour attirer des travailleurs.
Or, le cas de M. Derozier envoie un mauvais signal aux recrues potentielles. «On devrait avoir honte de ce qui s'est passé, que ce couple soit parti, s'indigne M. Labeaume. Il ne faut pas que des cas comme ça se reproduisent. C'était le citoyen idéal qu'on pouvait avoir pour notre ville. Une fois de plus, il va falloir que les bureaucraties s'entendent, se coordonnent, parce que c'est un drame pour ce couple, mais c'est un drame pour nous aussi. N'oubliez pas, quand il va rentrer en France et en parler à ses amis, je peux vous dire qu'on n'ira pas dans sa ville pour attirer des gens parce qu'on va avoir l'air fou.»
Avec un taux de chômage de 4,1 %, la région fait face à une pénurie d'employés, de souligner M. Labeaume, qui juge la situation préoccupante. «Il y a des dirigeants d'entreprises qui doivent freiner leur essor parce qu'ils n'ont pas les forces humaines pour les faire progresser.»










