Gens de Québec et des environs, regardez bien votre page Facebook - si ce n'est déjà fait - au cours des prochains jours. Vous devriez y apercevoir l'image du Château Frontenac, dans une colonne publicitaire à droite, annonçant le sondage et l'offre de 200 $. Sans doute que plusieurs y ont déjà répondu, attirés par l'appât du gain. Le Soleil s'y est aussi soumis, plutôt curieux de savoir qui avait commandé ce sondage. La question est maintenant de savoir qui se cache derrière lui, puisque personne ne semble vouloir l'endosser... pour l'instant.
Le questionnaire est pour le moins déconcertant. Après avoir posé les questions usuelles sur le sexe, l'âge, le niveau de scolarité et le revenu familial, le sondage s'attaque au vif du sujet. L'internaute voit apparaître un premier groupe de six images avec la question suivante : laquelle de ces images exprime le mieux vos sentiments par rapport à la Ville de Québec?
Images déroutantes
Les images présentées sont souvent déroutantes. Parmi celles du premier groupe, on voit notamment un itinérant, un homme qui mange, un autre devant un appareil de loterie vidéo, des champignons et deux moines bouddhistes. Les groupes d'images
défilent ainsi jusqu'à ce que l'on vous demande par la suite d'expliquer en quoi chaque image retenue correspond à ce que vous ressentez pour la Ville de Québec.
Au final, on vous demande, entre autres, de raconter un souvenir personnel marquant de la Ville et de définir Québec en quelques mots.
Ce n'est pas moi
Pour ceux qui suivent l'expert en marketing Clotaire Rapaille dans sa tentative de trouver le «code culturel» qui devrait permettre à la Ville de refaire son image et de convaincre plus de jeunes familles de s'installer dans la capitale, le sondage décrit ci-dessus ressemble drôlement à son approche de travail. Suffisamment pour demander à l'administration municipale si la commande de ce sondage émane d'elle. Réponse négative, tant au cabinet du maire Labeaume qu'au bureau des communications. Le Soleil a ensuite joint différents organismes qui, selon lui, paraissaient susceptibles d'avoir commandé ce sondage : la Commission de la capitale nationale, PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, l'Office du tourisme et la Chambre de commerce. Tous ont répondu que ce n'était pas eux.
Alors qui? Un courriel envoyé à ce qui semble être l'administrateur du sondage n'a rien donné. Le Soleil est ensuite entré en contact avec l'entreprise qui fournit le logiciel permettant de réaliser le sondage en ligne. Évidemment, celle-ci n'a pas voulu divulguer le nom de son client.
Les motifs?
En fin d'exercice, la question demeure entière sur l'identité du commanditaire. L'autre interrogation concerne les motifs qui ont poussé ce mystérieux organisme, personne ou entreprise à mettre le sondage en ligne. Est-ce une démarche sérieuse, parallèle à celle entreprise par la Ville? Ou s'agit-il plutôt d'une initiative qui permettrait d'en tirer des profits publicitaires ou qui servirait à ridiculiser celle de la Ville? À suivre...













