Accompagné de représentants des familles Lesage et Lévesque, le premier ministre a officialisé ce changement de toponymie afin «de rendre hommage à deux premiers ministres de grande envergure, qui ont donné un élan formidable au Québec. Le barrage de Manic-2 est désormais le barrage Jean-Lesage, alors que le barrage Manic-3 porte le nom de barrage René-Lévesque. Le barrage de Manic-5 porte aussi le nom d'un autre ancien premier ministre, Daniel-Johnson, décédé là-bas la veille de l'inauguration de l'ouvrage.
Deux personnages d'exception
Quant à elle, la vice-première ministre Nathalie Normandeau a rappelé que les travaux de ces pionniers ont conduit le Québec au quatrième rang mondial de la production hydroélectrique. Érigés au coût de 600 millions $ à l'époque, les barrages Jean-Lesage et René-Lévesque coûteraient aujourd'hui 2,6 milliards $ à construire, a-t-elle signalé, ajoutant au passage que «près de 50 ans de recul nous font prendre la mesure des cathédrales érigées par les travailleurs».
«C'est un juste retour de l'histoire que de rendre hommage à deux personnages d'exception», a déclaré quant à lui le président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, rappelant que le tandem Lesage - Lévesque, qui a été ministre des Ressources hydrauliques et des Richesses naturelles dans ce gouvernement libéral, a donné le coup d'envoi du complexe Manicouagan-Outardes (sept barrages, huit centrales, 7567 mégawatts produits) en août 1960.
Un peu comme Lesage et Lévesque, ils sont imposants, les barrages qui ont changé de nom mardi. Le barrage Jean-Lesage a longtemps été le plus gros de type poids évidé au monde, alors que le barrage René-Lévesque (qui n'est pas ouvert aux visiteurs contrairement aux centrales Manic-2 et Manic-5) comporte le mur d'étanchéité le plus profond au monde.










