Les barrages Manic-2 et Manic-5 rebaptisés Jean-Lesage et René-Lévesque

Devant l'évacuateur de crue du barrage Manic-2, renommé... (Collaboration spéciale Steeve Paradis)

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Devant l'évacuateur de crue du barrage Manic-2, renommé Jean-Lesage, le premier ministre Jean Charest a rendu hommage mardi à deux des pionniers de la Révolution tranquille, Jean Lesage et René Lévesque. Il est accompagné du ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, de la vice-première ministre Nathalie Normandeau, du pdg d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, et de la mairesse de Baie-Comeau, Christine Brisson.

Collaboration spéciale Steeve Paradis

 

Steeve Paradis, collaboration spéciale
Le Soleil

(Baie-Comeau) Cinquante ans jour pour jour après l'élection du gouvernement de Jean Lesage, considéré comme événement fondateur de la Révolution tranquille, le premier ministre Jean Charest s'est rendu mardi sur la Côte-Nord pour renommer deux des barrages de la Manicouagan des noms de deux personnalités marquantes de cette époque, Jean Lesage et René Lévesque.

Accompagné de représentants des familles Lesage et Lévesque, le premier ministre a officialisé ce changement de toponymie afin «de rendre hommage à deux premiers ministres de grande envergure, qui ont donné un élan formidable au Québec. Le barrage de Manic-2 est désormais le barrage Jean-Lesage, alors que le barrage Manic-3 porte le nom de barrage René-Lévesque. Le barrage de Manic-5 porte aussi le nom d'un autre ancien premier ministre, Daniel-Johnson, décédé là-bas la veille de l'inauguration de l'ouvrage.

Deux personnages d'exception

Quant à elle, la vice-première ministre Nathalie Normandeau a rappelé que les travaux de ces pionniers ont conduit le Québec au quatrième rang mondial de la production hydroélectrique. Érigés au coût de 600 millions $ à l'époque, les barrages Jean-Lesage et René-Lévesque coûteraient aujourd'hui 2,6 milliards $ à construire, a-t-elle signalé, ajoutant au passage que «près de 50 ans de recul nous font prendre la mesure des cathédrales érigées par les travailleurs».

«C'est un juste retour de l'histoire que de rendre hommage à deux personnages d'exception», a déclaré quant à lui le président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, rappelant que le tandem Lesage - Lévesque, qui a été ministre des Ressources hydrauliques et des Richesses naturelles dans ce gouvernement libéral, a donné le coup d'envoi du complexe Manicouagan-Outardes (sept barrages, huit centrales, 7567 mégawatts produits) en août 1960.

Un peu comme Lesage et Lévesque, ils sont imposants, les barrages qui ont changé de nom mardi. Le barrage Jean-Lesage a longtemps été le plus gros de type poids évidé au monde, alors que le barrage René-Lévesque (qui n'est pas ouvert aux visiteurs contrairement aux centrales Manic-2 et Manic-5) comporte le mur d'étanchéité le plus profond au monde.

 

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