Le 5 juillet, les garderies en milieu familial ont ouvert leurs portes deux heures plus tard que prévu pour protester contre la lenteur des négociations. Depuis la mi-février, les responsables négocient leur première convention collective avec le gouvernement Charest. La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), qui les représente, avait alors affirmé que des journées complètes de débrayage pourraient survenir d'ici la fin de l'été.
La FIPEQ vient toutefois de suspendre ses moyens de pression, après s'être entendue sur un nouveau calendrier de rencontres qui prévoit une période de négociation plus intensive en août.
«On est très encouragé, a affirmé sa présidente, Sylvie Tonnelier. On va laisser la chance à la négociation et on espère que ces rencontres vont être porteuses de résultats.»
Mme Tonnelier rappelle que «tout est à bâtir» pour les responsables de service de garde en milieu familial. Ces femmes réclament une meilleure rémunération, des vacances d'été et des congés fériés payés, de même qu'un régime d'assurance collective.
La FIPEQ - qui représente 12 500 des 15 000 responsables de service de garde - fera le point à la fin août. Si les négociations piétinent, d'autres débrayages sont à prévoir cet automne, a indiqué Mme Tonnelier. Ces femmes travaillent en moyenne de 60 à 65 heures par semaine, à une rémunération inférieure au salaire minimum, indique la Fédération.












