Comme il n'est pas illégal de mettre de l'avant une marque de commerce enregistrée, les yeux avertis se tournent donc davantage vers l'affichage dans les magasins. Un concours a d'ailleurs été lancé sur le site Internet du MMF, cet été, afin de dénoncer les entorses à la loi 101. Les noms de commerces et l'affichage dans la langue de Shakespeare remportent la palme des plaintes.
M. Trudel espère que la mondialisation culturelle et économique ne bouscule pas trop la langue française.
«C'est vrai qu'avec Internet, ça permet une communication mondiale et une ouverture sur toutes les cultures, mais est-ce que ça fait que, d'emblée, on est moins branché sur la culture de base? Peut-être. À qui la faute? C'est-tu nous qui ne l'imposons pas assez fort, c'est-tu aux parents à faire le premier travail?» s'interroge-t-il.
Selon lui, les entreprises ont aussi leur part de responsabilité : «Il faut réussir à rendre ça séduisant pour que les gens aient le goût de choisir notre langue.»













