Il faisait une chaleur tropicale dans la basilique, où s'étaient entassées plus de 2000 personnes, dont 800 qui ont assisté à la célébration sur écran, dans la crypte plus bas, mais que le cardinal a pris soin d'aller rencontrer. Dans le parterre principal, 500 places étaient réservées à des dignitaires, employés, proches du diocèse, de même qu'à plus de 125 prêtres.
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Mgr Ouellet a aussi pu compter sur 25 évêques canadiens, qui lui ont servi de «concélébrants». Parmi eux, l'archevêque émérite de Québec, Mgr Maurice Couture, le cardinal Jean-Claude Turcotte, de Montréal, ainsi que l'ambassadeur du pape au Canada, le nonce apostolique Pedro Lopez Quintana. Même l'évêque de la cathédrale anglicane de Québec a tenu à venir saluer son confrère catholique, en assistant à la cérémonie.
Le premier ministre Jean Charest, prenant congé du congrès des jeunes de son parti, était là, avec sa femme Michèle. S'adressant brièvement aux médias, M. Charest a rappelé qu'il n'était «pas toujours d'accord» avec les positions du cardinal, mais que Mgr Ouellet a «joué un rôle important», lors de ses huit ans comme primat de l'Église canadienne. Le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne était présent, la conseillère Michelle Morin-Doyle représentait Régis Labeaume, et la sénatrice Suzanne Duplessis servait d'émissaire au gouvernement canadien.
Le cardinal Ouellet a débuté sa dernière célébration sous les applaudissements nourris et chaleureux des fidèles. Parvenu à son homélie, il a voulu rappeler les bons souvenirs de son passage à l'archidiocèse de Québec, saluer ses proches et ses fidèles, et en a profité pour livrer un vibrant plaidoyer pour les Premières Nations. «Je souhaite que leurs droits ancestraux soient reconnus et que leurs projets de développement soient davantage soutenus par l'ensemble de la population canadienne», a-t-il dit.
Le cardinal a également souligné avoir «connu des joies profondes et de nombreuses consolations [...] au milieu des aléas qui ont marqué mon ministère [...], qu'il me coûte de quitter».
Mgr Ouellet a d'ailleurs laissé entendre, entre les lignes, que ses prises de position n'ont pas toujours été faciles pour lui, expliquant que le message de vérité «est une souffrance pour celui qui écoute et parfois pour le ministre qui l'exprime». L'homélie s'est terminée sous un tonnerre d'applaudissements, qui n'a fait qu'enfler durant plusieurs minutes. Lorsque le cardinal, très ému, a tenté de poursuivre la célébration, les cris ont fusé et les applaudissements ont repris de plus belle. Un grand moment d'émotion.
À la fin de la célébration, un cadeau a été remis au cardinal, pour souligner son départ, soit une statue du premier évêque du Québec, Mgr François de Laval. Mgr Ouellet a dit, en souriant, qu'il allait amener cette statue à Rome et que «peut-être, on va accélérer les choses», faisant référence à la canonisation de
Mgr Laval, qui semble sur la glace, si on peut dire.
Un grand bain de foule
Après la cérémonie, Mgr Marc Ouellet a pris un grand bain de foule, dans la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, tenant à accorder un peu de temps aux gens du public. Il a débuté ses salutations avec Louise Brissette, cette femme de Saint-Anselme qui était sur place avec 24 de ses enfants adoptifs handicapés.
Les fidèles ont pu aussi repartir avec un cadeau du cardinal: une lettre pastorale de départ, prenant la forme d'un petit livre, contenant l'essentiel de son homélie et trois textes écrits pour l'Église universelle. Des textes qu'il a dédiés spécialement aux jeunes, aux familles et aux prêtres.
Enfin, dans une dernière occasion de rencontre avant son départ pour Rome, le 28 août, le cardinal Ouellet recevra ses fidèles à la basilique-cathédrale de Québec, dimanche, 22 août, à 14h.

























