C'est pourquoi Emploi-Québec et l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ont décidé de faire front commun pour offrir aux employeurs un nouveau bassin de main-d'oeuvre jadis difficilement accessible, soit celui des nouveaux arrivants qui détiennent un permis de travail, mais qui n'arrivent pas à se trouver un boulot et celui des jeunes Français séjournant au Québec dans le cadre du programme Vacances-Travail.
Il s'agirait d'un bassin regroupant 14 000 personnes, dont plus de 500 dans la région de la Capitale-Nationale. Le personnel de l'OFII en poste au consulat général de France à Québec s'est récemment joint à celui du Centre local d'emploi de Sainte-Foy. «Les agents de l'OFII qui accompagnent les Français désirant gagner leur pain à Québec travailleront dorénavant en étroite collaboration avec les conseillers en entreprise qui connaissent bien les besoins en matière de main-d'oeuvre dans la région», explique le directeur régional d'Emploi-Québec, Michel Gingras.
Avec les nombreuses missions de recrutement en France qui se sont multipliées au cours des dernières années, plusieurs travailleurs français ont choisi d'établir leurs pénates dans la région de Québec. «Il arrive, parfois, qu'ils doivent retourner dans leur pays parce que leur conjoint(e) n'arrive pas à décrocher un emploi», témoigne Annie Belisle, vice-présidente aux ressources humaines de DMR, une entreprise qui a eu recours à l'OFII pour dénicher des travailleurs français et pour faciliter l'intégration des conjoints et des familles des nouveaux travailleurs recrutés en France à la vie québécoise. «L'OFII connaît nos besoins et nous recommande régulièrement des candidats qui sont à la recherche d'un emploi», ajoute Mme Belisle.
C'est ce maillage entre les besoins des entreprises et le désir des Français de tenter l'expérience québécoise que la nouvelle collaboration entre Emploi-Québec et l'OFII vise à concrétiser, mentionne Michel Gingras. «Dans les circonstances actuelles, on ne peut s'empêcher de lever le nez sur toute personne qui veut travailler chez nous.»
Restauration et hébergement
Selon lui, les jeunes Français âgés de 18 à 35 ans et qui séjournent pour une durée maximale d'un an au Québec dans le cadre du programme Vacances-Travail représentent également un bassin de main-d'oeuvre intéressant pour l'industrie de la restauration et de l'hébergement, par exemple, qui a besoin de beaucoup de personnel durant la saison estivale. «Plusieurs d'entre eux sont prêts à travailler deux ou trois mois au cours de leur séjour pour payer leur voyage», indique M. Gingras.
En France, l'OFII gère l'accueil et l'intégration des immigrés autorisés à séjourner en France. À la suite d'une entente avec le gouvernement du Québec, l'office favorise l'installation à titre permanent et temporaire aux fins d'emploi au Québec des ressortissants français.





















