Les marchés boursiers piquent du nez

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Les marchés boursiers piquent du nez

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Les craintes d?une récession mondiale augmentent.

AFP

 

Pierre Couture
Le Soleil

Les craintes d'une récession mondiale augmentant, la plupart des marchés boursiers nord-américains et européens ont piqué du nez jeudi.

À Toronto, l'indice TSX a chuté de 323 points pour terminer la séance à 12 814 points. À New York, le Dow Jones a perdu aussi des plumes pour une quatrième journée d'affilée, chutant de 3 %, à 11 187 points (- 345 points).

«C'est une capitulation et on constate que l'économie mondiale est en quasi-récession», a indiqué hier l'économiste en chef de la Banque Laurentienne, Carlos Leitao.

Il faut dire que dès leur ouverture, les marchés ont plongé rapidement en raison des données désastreuses portant sur le marché de l'emploi aux États-Unis.

Les investisseurs ont appris que 33 000 postes du secteur privé avaient été supprimés en août. Le nombre de chômeurs en sol américain a ainsi atteint 3,43 millions, du jamais vu depuis novembre 2003.

Aujourd'hui, le département du Travail devrait dévoiler les statistiques officielles du taux de chômage aux États-Unis. Au pays, Statistique Canada devrait faire de même.

En Europe, la décision controversée de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir son taux directeur à 4,25 % malgré un ralentissement certain de l'économie en zone euro en période de forte inflation n'a pas aidé.

À Paris, l'indice CAC 40 a aussitôt perdu 143 points pour terminer à 4303 points. Idem à Francfort, où l'indice Dax a cédé près de 3 %. À Londres, l'indice FTSE a laissé 2,5 % de sa valeur pour fermer à 5362 points.

Ralentissement marqué

Et comme si ce n'était pas assez, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) s'attend à ce que la situation perdure.

«Il est très probable que l'économie mondiale enregistre un ralentissement marqué et prolongé», a prévenu hier l'économiste en chef Heiner Flassbeck.

Le CNUCED prévoit notamment que la croissance économique mondiale passera de 2,9 % cette année à quelque chose oscillant entre 1 et 1,5 % en 2009.

Selon Carlos Leitao, la nervosité observée ces derniers jours sur les marchés devrait se poursuivre au cours des prochains mois. «Les marchés commencent à comprendre que l'économie mondiale est interreliée. Ce qui se passe aux États-Unis a des répercussions ailleurs sur la planète, notamment en Chine», a-t-il fait savoir.

Seule bonne nouvelle au tableau, le prix du baril de pétrole à la Bourse NYMEX de New York pour livraison en octobre a poursuivi sa descente, terminant la journée à 107,75 $US, en baisse de 1,60 $US.

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