«Dans le livre vert, il n'y avait pas une ligne pour les travailleurs», a dénoncé Renaud Gagné, vice-président de la section Québec du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), affilié à la FTQ. Des grandes orientations de la réforme, qui étaient présentées dans le livre vert sur la forêt, a émergé un document de travail. Ce dernier, publié en juin, faisait état des moyens pour réaliser ces idées. Un document qualifié hier de «torchon» par le secrétaire général de la FTQ, René Roy. «Encore une fois, le ministre ou le gouvernement n'écrit aucune reconnaissance des droits des travailleurs», a-t-il indiqué.
M. Gagné a fait valoir la nécessité d'évaluer et de tenir compte des impacts de la réforme sur les employés, sur leurs conditions de travail et sur l'organisation des tâches. Il a déploré qu'aucune étude d'impact n'ait été faite en ce sens.
«On l'a déjà vécu lors de la dernière grande réforme du régime forestier à la fin des années 80 alors qu'un vide juridique a entraîné la désyndicalisation massive des travailleurs forestiers, le dépérissement de leurs conditions de travail et la précarité des emplois dans ce secteur», peut-on lire dans le mémoire que le SCEP et la FTQ ont déposé hier alors que s'ouvraient les consultations sur le sujet.
Les deux représentants syndicaux ont pu avoir un entretien hier midi avec la ministre Julie Boulet, qui remplace son collègue des Ressources naturelles Claude Béchard, en congé de maladie. M. Roy s'est dit satisfait de la rencontre avec la ministre, qui a montré selon lui une ouverture à leurs demandes.
À l'ouverture des consultations ce matin, la ministre Boulet avait indiqué que «la réflexion ministérielle est loin d'être achevée» et «que nous sommes tout à fait ouverts aux propositions permettant d'améliorer le projet du régime forestier».
Le projet de loi est attendu pour le début de 2009.











