Rencontre Harper-Sarkozy: loin du libre-échange Canada-Europe

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Rencontre Harper-Sarkozy: loin du libre-échange Canada-Europe

Agrandir

L'entretien de deux heures, hier, entre Nicolas Sarkozy, Stephen Harper et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso (absent sur la photo), a permis de dégager un consensus sur la crise financière internationale.

Le Soleil, Patrice Laroche

Raymond Giroux
Le Soleil

(Québec) Le libre-échange entre le Canada et l'Europe dont rêve Jean Charest n'arrivera pas demain. Les deux entités ont annoncé vendredi qu'elles «avaient convenu de s'efforcer de conclure un accord économique qui soit exhaustif et historique», une formulation qui laisse la porte ouverte à toutes les possibilités.

L'entretien de deux heures, vendredi, entre Stephen Harper, Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, à la Citadelle, a cependant permis de dégager un consensus sur la crise financière internationale.

Les deux visiteurs se rendent ainsi à Washington, samedi, et en Asie, la semaine prochaine, avec l'appui du Canada, lui aussi membre du G-7, pour «refonder le capitalisme (et) réorganiser le système financier mondial», selon la formule du président français.

M. Sarkozy a précisé en conférence de presse qu'il privilégie un «capitalisme d'entrepreneurs et non pas de spéculateurs», et que lui-même et le premier ministre Harper partagent les mêmes convictions et les mêmes valeurs.

Les trois dirigeants souhaitent la tenue d'un sommet international élargi d'ici la fin de novembre, une rencontre qui rassemblerait, outre les membres du G-7, des pays comme la Chine, l'Inde et un pays arabe, par exemple.

L'absence de ces pays, a souligné M. Sarkozy, «serait étrange» dans le contexte de crise actuel.

«Il est impératif que nous travaillions ensemble dans le contexte de cette crise», a dit de son côté M. Harper en ouvrant la discussion publique. «Une collaboration économique étroite entre les principaux acteurs de l'économie mondiale est plus importante que jamais.»

Sur le dossier commercial entre l'Europe et le Canada, les deux parties désirent entamer des négociations le plus tôt possible en 2009, mais personne ne parle de libre-échange, avaient prévenu des officiels canadiens lors d'un breffage tenu avant la rencontre.

Le projet commun est maintenant qualifié de «partenariat économique renforcé, ambitieux et équilibré», selon la déclaration officielle. «C'est la première fois que l'Union européenne travaille sur un accord global avec un pays comme le Canada» , a dit M. Sarkozy.

Une étude commune dévoilée à la veille du Sommet soutient qu'un tel partenariat pourrait valoir des gains potentiels bilatéraux de 29 milliards $ sur sept ans.

Mais l'équilibre n'y est pas, en réalité, car le Canada en profiterait proportionnellement presque 10 fois plus que l'Europe avec des retombées de 12 milliards $ contre 17 milliards $ pour son partenaire.

En attendant le dénouement de ces pourparlers, M. Harper a donné le mandat à ces négociateurs de conclure d'ici la fin novembre un accord de transport aérien de type ciels ouverts avec l'Union européenne.

Le premier ministre et M. Sarkozy partagent de plus des vues identiques sur la mission en Afghanistan, ce dernier insistant sur le fait qu'«on n'a pas le droit de perdre».

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer