À l'aube de la 55e présentation du Carnaval, son directeur général Jean Pelletier raconte que l'organisation génère bon an, mal an près de 50 millions $ en retombées économiques au Québec et près de 40 millions $ uniquement dans la région de la Capitale-Nationale.
Le Carnaval s'autofinance dans une proportion de 75 % à 80 % selon les années. Le reste du budget provient des subventions des gouvernements provincial et fédéral et du municipal. Mais, rappelle M. Pelletier, pour chaque dollar de subvention, les gouvernements récupèrent 7 $ en impôts et en taxes diverses. Cette année, le budget de fonctionnement est de presque 9 millions $.
Les retombées sont réparties principalement dans l'hébergement, la restauration, le commerce de détail (boutiques de souvenirs du Carnaval et dans les centres commerciaux) et le transport. «Pour la population et les participants aux activités, le Carnaval coupe l'hiver en deux, souligne
M. Pelletier. Pour les gens d'affaires et les commerçants, c'est un regain dans l'activité économique. Par exemple, le taux d'occupation des hôtels se situe dans les 85 % dans la période carnavalesque, alors qu'il est dans les 60 % avant et après l'événement. Les retombées de 40millions $ représentent l'équivalent de 800 emplois permanents par année.»
S'il n'y avait pas de Carnaval de Québec, il y aurait moins de touristes, et des travailleurs écoperaient de la baisse d'achalandage. Selon les sondages effectués pendant la durée des activités, le degré d'attraction du Carnaval est de 88 %, c'est-à-dire que 88 % des gens interrogés sur les raisons de leur présence à Québec, ils répondent qu'ils sont là précisément pour participer au Carnaval ou en grande partie pour cette raison. L'an dernier ont estimait la participation à 800 000 visites par quelque 450 000 personnes.
Pour ce qui est de l'autofinancement, le Carnaval compte sur des éléments comme la vente des effigies, de la bougie, le déjeuner des chefs d'entreprises et des commandites diverses. Il y a aussi la vente d'expertise des ateliers du Carnaval pour la production de chars allégoriques, de costumes et de décors. À titre d'exemple, il y a le défilée du père Noël de Montréal, le décor des Jardins éphémères et les décors du spectacle du 3 juillet lors des fêtes du 400e anniversaire de Québec, ou encore la collaboration aux Fêtes de la Nouvelle-France.
Au fil des ans, les gens d'affaires ont mis l'épaule à la roue pour assurer le développement du Carnaval, et M. Pelletier soutient que la relation avec les hommes et les femmes d'affaires et les Chambres de commerce doit être cultivé pour assurer la collaboration du monde des affaires avec l'organisation du Carnaval.
Projet de 4,5 M $
Outre l'effervescence annuelle pour l'organisation de l'événement, la direction du Carnaval caresse un projet de développement qui permettrait de créer entre quatre et sept nouveaux emplois tout en garantissant les autres emplois existants. Il s'agit d'un projet d'agrandissement des ateliers et la création d'un entrepôt qui augmenterait la capacité de production de 33 %. M. Pelletier a entrepris des démarches auprès des gouvernements pour concrétiser ce projet d'investissement de 4,5 millions $.
«La revitalisation de la bâtisse et la construction d'un nouvel entrepôt, explique M. Pelletier, con-tribueraient non seulement à la revitalisation du quartier, mais démontrerait concrètement le rôle de moteur économique du Carnaval de Québec.»
Actuellement, le Carnaval emploie une cinquantaine de personnes dans des postes permanents et occasionnels dans des corps de métiers aussi divers que la menuiserie, la soudure, la sculpture, l'électricité, la mécanique, la couture et les arts.












