Mission de recrutement à l'étranger: PÔLE contredit Labeaume

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Mission de recrutement à l\'étranger: PÔLE contredit Labeaume

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Lors de son passage en Belgique, la semaine dernière, M. Labeaume en avait également profité pour visiter l'Atomium de Bruxelles.

Le Soleil, François Bourque

Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) L'agence de développement économique PÔLE Québec Chaudière-Appalaches se défend d'avoir failli à la tâche lors de la mission de recrutement effectuée en France et en Belgique en novembre dernier comme l'a avancé, la semaine dernière, le maire de Québec, Régis Labeaume, lors de son passage à Namur.

«Une mise au point s'impose», a affirmé au Soleil la directrice du développement et du perfectionnement chez PÔLE, Line Lagacé, qui pilotait cette mission regroupant 11 entreprises de la région de Québec (CGI, DMR, Genivar, Industrielle Alliance et autres) dont l'objectif était de recruter 300 travailleurs, principalement des informaticiens, des ingénieurs et des travailleurs du secteur du génie.

Selon elle, les commentaires du maire Labeaume laissant entendre que la mission de recrutement à Namur avait «raté sa cible» démontrent «un manque d'information de sa part sur les résultats réels de la mission».

Toujours selon Mme Lagacé, «les commentaires du maire et les articles parus dans les journaux laissent une fausse impression et donnent une image très négative» de la portée des missions de recrutement à l'étranger.

«Nous, de notre côté, nous y voyons des résultats très positifs. Les entreprises participantes vous diront la même chose.»

Selon les chiffres de PÔLE, 1163 entrevues ont été réalisées lors de la dernière mission, soit 463 à Paris, 523 à Bruxelles et 177 à

Namur.

À la suite de l'opération de novembre dernier, 45 personnes ont déjà signé des contrats d'embauche. À ce nombre, il faut ajouter les 72 autres travailleurs qui ont mis le cap sur Québec au terme d'une mission précédente effectuée en mars 2008 en France.

«En plus des 45 contrats d'embauche, des négociations se poursuivent avec un peu plus de 200 autres candidats», note

Mme Lagacé en indiquant qu'il faudra attendre à la fin de février avant d'obtenir un suivi officiel de l'opération.

«Pour avoir une bonne idée du succès d'une mission de recrutement, il faut attendre au moins trois mois. Vous savez, quitter son pays pour aller travailler ailleurs, ça ne se fait pas sur un coup de tête. Il faut beaucoup du temps pour permettre aux parties de s'entendre.»

Pas de plombiers ni de bûcherons

Par ailleurs, Mme Lagacé a tenu à rectifier les faits concernant l'utilisation du mot main-d'oeuvre qui aurait eu pour effet de repousser les jeunes diplômés. En Belgique, ce mot a une connotation différente et réfère plutôt à des emplois manuels.

«Nous n'avons jamais utilisé ce mot dans nos outils de promotion. Dans les publicités diffusées dans les médias, nous disions clairement que nous étions à la recherche de travailleurs qualifiés. Le seul endroit où le mot main-d'oeuvre est apparu, c'est sur une affiche indiquant l'emplacement d'un local au Palais des congrès de Namur.»

Indiquant qu'il n'y avait pas aux rencontres de Namur que des plombiers et des bûcherons - dans les faits, elle n'en a pas vu un seul -, Line Lagacé a précisé que les candidats rencontrés par les entreprises possédaient, pour la très grande majorité, la formation recherchée par les entreprises.

En effet, une bonne partie des candidats avaient été ciblés au préalable par le ministère de l'Immigration du Québec et par les services publics de l'emploi en France et en Belgique. «Il s'agissait de personnes qui avaient déjà initié des démarches pour venir s'installer au Québec ou qui avaient manifesté de l'intérêt pour le Québec. Nous leur permettions d'avoir un tête-à-tête pour rencontrer des employeurs intéressés par leurs services.»

PÔLE Québec Chaudière-Appalaches prépare actuellement une troisième mission de recrutement qui mettra le cap sur la France au mois de mai.

 

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