Un plan B pour acheter Uniprix

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Un plan B pour acheter Uniprix

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Selon nos informations, plusieurs pharmaciens-actionnaires d'Uniprix seraient insatisfaits de l'offre déposée par le distributeur basé à San Francisco.

Photothèque Le Soleil

Pierre Couture
Le Soleil

(Québec) L'offre d'achat initiale du distributeur américain McKesson sur Uniprix ne passe pas. En coulisses, on parle maintenant d'un plan B mené par les pharmaciens-actionnaires, a appris Le Soleil.

Selon nos informations, plusieurs pharmaciens-actionnaires d'Uniprix seraient insatisfaits de l'offre déposée par le distributeur basé à San Francisco. En janvier, McKesson a déposé une offre visant à acquérir 51 % des actions du numéro deux de la pharmacie au Québec pour environ 72 millions $, ou 391 978 $ l'action.

Pour l'heure, les 187 actionnaires du Groupe Uniprix ont jusqu'à la mi-mars pour décider du sort de leur entreprise. «Le conseil d'administration d'Uniprix a accepté l'offre de McKesson et l'a présentée à ses actionnaires. La balle est dans leur camp», a souligné jeudi au Soleil le porte-parole d'Uniprix, Pierre Gince.

Or, des actionnaires réticents à vendre à ce prix leurs actions à McKesson travaillent sur un plan B. Une rencontre de ces pharmaciens-actionnaires est d'ailleurs prévue vendredi à Saint-Hyacinthe.

Parmi les scénarios étudiés, les pharmaciens pourraient demeurer actionnaires d'Uniprix. Un groupe d'actionnaires (UNICO 2009) serait alors formé dans le but de souscrire à une convention. Ce nouveau groupe investirait alors entre 9 et 13 millions $ pour acquérir 10 à 15 % d'un bloc d'actions de catégorie C.

UNICO 2009 mettrait à la disposition du siège social d'Uniprix une marge de crédit rotative de 50 millions $ ainsi qu'un fonds d'investissement volontaire.

Les pharmaciens récalcitrants, qui pourraient représenter jusqu'à 80 % des actionnaires, soutiennent que l'offre d'achat présentée par McKesson va à l'encontre de leurs intérêts.

Ils ne comprennent pas pourquoi la direction du siège social n'a pas fait appel à une firme d'investissements afin d'établir la juste valeur des parts de l'entreprise ainsi qu'un processus d'appel d'offres en bonne et due forme.

Avis juridique

Un groupe de pharmaciens entend d'ailleurs contester devant les tribunaux la légalité de la convention d'achat signée par le Groupe Uniprix et McKesson.

Ils croient qu'une clause permettrait à McKesson de bloquer un rejet de la première proposition aux actionnaires. Advenant un tel cas, McKesson pourrait acquérir unilatéralement 15 % des parts d'Uniprix tout en se voyant octroyer deux sièges au conseil d'administration.

Au Québec, rappelons qu'Uniprix est le numéro deux de la pharmacie derrière Jean Coutu (voir Les pharmacies par bannière au Québec). Le groupe compte près de 400 points de vente et détient 26 % des parts de marché. En 2008, le chiffre d'affaires d'Uniprix a atteint 1,6 milliard $.

Fondé en 1977, Uniprix regroupe des pharmaciens affiliés sous les bannières Uniprix, Unipharm, Clinique Santé et Uniclinique.

McKesson, de son côté, est un leader de la distribution en gros de produits pharmaceutiques et de consommation en Amérique du Nord. L'an dernier, pour assurer son emprise au Québec, McKesson a mis la main sur le siège social des pharmacies Proxim.

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