«Nous existions avant Attractions Hippiques et on survivra à son départ!» lance Alain Vallières, président de la Société des producteurs et éleveurs de chevaux Standardbred du Québec (SPECSQ), qui n'a jamais cru au plan de relance.
«Ce n'était pas un plan de sauvetage de l'industrie des courses de chevaux, mais un plan de sauvetage d'Attractions Hippiques. Ça nous a tout simplement donné la preuve qu'il est impossible de rencontrer les intérêts d'un promoteur privé et de satisfaire les besoins de l'industrie en même temps», poursuit-il.
Le président de la SPECSQ voit dans le modèle ontarien une façon de relancer les courses attelées si jamais Attractions Hippiques venait à déclarer faillite.
«En Ontario, il y a deux éléments qui font que ça fonctionne bien. Tout d'abord, tous les appareils de loterie vidéo sont concentrés dans les hippodromes. Il n'y en a aucun dans les bars. De plus, les deux principaux hippodromes de Toronto sont gérés par des jockey clubs, des organismes sans but lucratif composés de gens de l'industrie», explique-t-il.
M. Vallières souligne que ce modèle est le même qu'en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe, des endroits où les courses de chevaux sont en bonne santé. «En Ontario, les courses amènent des retombées annuelles de 2,6 milliards $ et représentent 60 000 emplois, dont 39 000 directs.»
Jours difficiles
Quant à André Drolet, président du Circuit régional des courses de chevaux du Québec, il fait remarquer le nombre peu élevé de programmes de courses prévu par le plan de restructuration.
«Avec seulement 30 programmes à Québec, un entraîneur ne peut pas vivre de ça. Présentement, il y en a qui font courir leurs chevaux en Ontario à grands frais», indique-t-il.
Tout de même, André Drolet croit qu'il y aura encore des courses de chevaux au Québec dans quelques années. «Peut-être qu'on sautera la saison 2009 ou qu'elle sera écourtée, mais en 2010 il y en aura.»
Michel Saint-Louis, président de l'Association trot et amble du Québec, abonde dans le même sens. «Moi, je crois qu'il y aura des courses cette année. Ça fait plusieurs fois qu'on prononce la mort des courses de chevaux au Québec! Pauline Marois avait fait la même chose avant les Fêtes en 2002», se souvient-il.
Il ajoute que les hommes de chevaux vivent présentement des jours difficiles, puisqu'ils n'ont plus de revenu depuis la fin des courses en décembre, alors qu'ils doivent toujours engager des dépenses importantes pour leur ferme et les soins donnés à leurs bêtes.











