
La fonction publique, dont les travailleurs de la santé, compte pour 30 % des emplois de la région.
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Alors qu'au pays les ventes au détail subissent leur plus forte chute en 15 ans, les commerces de la région recrutent encore des travailleurs. En 2009, le taux de chômage de la région métropolitaine de Québec ne devrait augmenter que de 0,6 % pour atteindre 5,2 %. C'est plutôt une hausse de 1,5 % qui attend le reste de la province, qui verra 8,7 % de ses travailleurs au chômage.Pour Joëlle Noreau, économiste principale chez Desjardins, Études économiques, il n'y a pas de grand mystère derrière ces résultats. La résilience de la région de Québec à la crise tient en la composition de son économie.
«L'économie régionale en est une de services, explique-t-elle. Elle ne repose donc pas sur la force ou la faiblesse de l'économie américaine et n'est pas non plus exposée à la chute des prix des métaux ou aux difficultés de l'industrie forestière.»
Ainsi, 30 % des emplois proviennent de la fonction publique, du système de santé, des services d'enseignement et des centres de recherche. De même, les institutions financières, notamment dans le domaine de l'assurance, ont beaucoup embauché ces dernières années. «C'est un bon bassin de travailleurs relativement à l'abri de la crise, continue l'économiste. Et il y a aussi les retraités de ces secteurs qui bénéficient de revenus de pension garantis.»
Tous ces facteurs font que les citoyens de Québec ont un revenu personnel disponible supérieur à la moyenne provinciale et que cet écart continue à se creuser.
Les investissements privés et publics sont un autre indicateur de la santé économique d'une région. Bien que le 400e soit maintenant chose du passé, les investissements en infrastructures n'ont pas cessé pour autant.
«On compte plusieurs édifices commerciaux et des immeubles à bureaux en chantier, note Joëlle Noreau. D'autres projets comme l'agrandissement du Centre de foires, le Super PEPS et l'Hôtel-Dieu de Québec sont sur le point de démarrer, sans oublier les travaux d'infrastructures en voirie.»
L'économiste croit que ces investissements permettront à Québec d'éviter l'effet de ressac post-400e. «Il faut s'attendre à un ralentissement de cadence cette année, mais pas à un effondrement.»
Secteurs en difficulté
Tout n'est évidemment pas rose, et les 400 entreprises exportatrices de la région sont les plus exposées à la crise. Si elles ne représentent que 5 % du secteur québécois et moins de 4 % de la valeur des exportations québécoises, d'éventuelles difficultés chez ces entreprises affecteront la performance économique de la région.
Le secteur du tourisme pourrait lui aussi être touché. «Par contre, la faiblesse du dollar devrait inciter les gens à rester au Québec pour leurs vacances. Ça va peut-être compenser pour la baisse de touristes américains», avance l'économiste.











