Pendant la Journée nationale du microcrédit, hier, la directrice générale du réseau, Lucie Villeneuve, rappelait que le modèle du microcrédit québécois existe depuis 20 ans et qu'il donne d'excellents résultats pour la création d'entreprises et le maintien des emplois. Elle donne l'exemple de la Boîte à pain, fondée en 1999 et qui emploie 45 personnes, et de la micro-brasserie La Barberie, fondée en 1995 et qui compte 20 employés.
«Le secret du microcrédit, affirme-t-elle au Soleil en entrevue, vient de l'approche qui tient compte du capital humain autant que des possibilités de réalisation du projet. Nous aidons le nouvel entrepreneur non seulement pour le démarrage et par le prêt, mais nous l'accompagnons. C'est un mélange de travail social et d'agent de développement économique.»
Pour sa part, Abder Izirri, de la Société communautaire lavalloise d'emprunt (SOCLE), ajoute que la relation de confiance qui s'établit entre l'organisme de microcrédit et l'entrepreneur est un élément essentiel parce que les projets ne sont pas basés uniquement sur le capital financier, mais aussi sur le capital humain.
La portée sociale des projets demeure au coeur des préoccupations puisque les micro-entreprises ont un impact dans leur milieu où elles font preuve de solidarité dans la collectivité.
Présents presque partout au Québec, les 22 organismes membres du RQCC soutiennent des individus ou des groupes d'individus qui participent activement au développement économique local. Jusqu'à maintenant 2330 emplois créés et maintenus avec un taux de survie des entreprises de 73 % après cinq ans alors qu'il se situe à 34 % pour les micro-entreprises au Québec. Et le taux de remboursement des prêts estde 92 % pour cette clientèle considérée à risque par les institutions financières, même si ce taux est de 42 % dans les PME qui ont été jugées viables par les mêmes institutions.
Avec ces données, le RQCC demande pour sa journée nationale que le gouvernement, qui assure son financement, songe à l'augmenter dans le prochain budget provincial parce que le nombre de demandes sera en croissance dans un contexte de crise.
Les différents organismes ont fait dans les 5 millions $ en prêts depuis une dizaine d'années. Le taux de capitalisation est de 3 millions $. Si le gouvernement finance les activités des organismes de microcrédit, pour chaque dollar investi, le retour est de 1,32 $. Quant à l'argent pour les prêts aux entreprises, il provient de prêts du secteur privé et de dons. Site Web : www.rqcc.qc.ca











