Au lendemain d'une perquisition menée par des agents de la Sûreté du Québec dans les bureaux du Fonds de solidarité de la FTQ, tant Jean Charest que ses ministres se sont montrés indisposés mercredi, dans les corridors de l'Assemblée nationale.
Alors que fusent les allégations de liens entre cette importante industrie et le crime organisé, les membres du gouvernement ont toutefois joué de prudence en commentant l'affaire brièvement.
«C'est clair que nous sommes préoccupés par ces questions-là», a reconnu le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, qui n'a pas voulu en rajouter «pour que les policiers puissent faire leur travail de façon indépendante.»
Le premier ministre a indiqué qu'il entendait suivre la situation de près, dans un contexte où le gouvernement injectera 42 milliards $ sur cinq ans dans un programme d'infrastructures qui bénéficiera au milieu de la construction.
«C'est une préoccupation pour nous de faire en sorte que les choses se passent correctement, on fera des ajustements au besoin, mais je ne veux pas commenter les enquêtes», a lancé M. Charest, avant de se rendre à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.
Pour sa part, le ministre du Travail, David Whissell, a refusé de spéculer sur la pertinence d'une nouvelle commission d'enquête sur l'industrie de la construction.
Il a rappelé que, si des travailleurs ou des entreprises sont victimes d'intimidation sur les chantiers, ils disposent de différents mécanismes pour dénoncer ces actes.
«Maintenant, les gens qui font l'objet d'intimidation peuvent déposer une plainte directement à la Commission des relations de travail», a-t-il précisé, sans commenter l'enquête policière en cours.
Dans le cadre d'une investigation sur un réseau de blanchiment d'argent, des perquisitions ont été effectuées mardi dans les locaux d'une dizaine d'entreprises de construction, en plus du siège social du Fonds de solidarité de la FTQ.
Il y a deux semaines, des agents avaient aussi saisi des documents au bureau de la FTQ Construction.













