«Ce dont nous avons besoin est un système de transport intelligent qui réponde aux besoins du XXIe siècle», a dit M. Obama à la Maison-Blanche avant de s'envoler pour une visite au Mexique.
Le président Obama a cité l'exemple de l'Espagne et de la France où «le système à grande vitesse a sorti des régions de l'isolement».
La Maison-Blanche compare le lancement de ce projet à la création dans les années 50 sous le président Dwight Eisenhower du système national d'autoroutes.
Le plan sera financé en prélevant 8 milliards $ sur les 787 milliards $ du plan de relance voté en février par le Congrès. En outre, Washington dépensera 1 milliard $ par an sur cinq ans pour ce projet.
L'objectif serait d'arriver à une vitesse moyenne de 350 km/h sur les lignes à grande vitesse, comme en Europe ou au Japon. Aux États-Unis, seules cinq lignes dépassent aujourd'hui les 127 km/h.
Le projet concerne une dizaine d'itinéraires ferroviaires potentiels, notamment en Californie, en Floride ou en Nouvelle-Angleterre (Boston, Portland, Springfield, New Haven, Albany, avec un prolongement jusqu'à Montréal), a expliqué le président avant de préciser qu'«aucune décision sur l'allocation des fonds n'a été prise».
Le plan américain prévoit également l'amélioration de la ligne Washington-Boston, seule ligne théoriquement «à grande vitesse» actuellement en service aux États-Unis. Mais la moyenne ne dépasse pas 132 km/h entre la capitale et New York...
Selon l'administration américaine, le plan «stratégique» annoncé jeudi sera suivi de feuilles de route détaillées pour les territoires qui seront candidats. Les premiers financements seront alloués «d'ici à la fin de l'été», précise la Maison-Blanche.
Ce sont les États et les collectivités locales qui devront mettre en place des plans afin d'établir un réseau de lignes de 160 à 965 kilomètres de distance, à l'aide du financement de l'État fédéral.
Le mois dernier, l'exploitant ferroviaire français SNCF s'est dit «très intéressé» par l'exploitation du futur système à grande vitesse américain.
Selon une étude effectuée en mars par IBM, la demande mondiale de réseaux de trains à grande vitesse va exploser au cours des prochaines années.












