Bon temps pour acheter une maison

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Pierre Couture
Le Soleil

(Québec) Les spécialistes de l'immobilier sont formels : c'est maintenant le temps ou jamais d'acheter une maison. En fait, les taux hypothécaires n'ont pas été aussi bas depuis 50 ans.

«C'est une occasion en or pour ceux dont la situation financière le permet», note l'économiste Hélène Bégin du Mouvement Desjardins.

Ces temps-ci, les acheteurs de maison peuvent facilement obtenir un taux hypothécaire sous la barre des 4 %. Hier, chez Multi- Prêts, on pouvait se négocier un prêt-maison à un taux de 3,84 % sur cinq ans.

Chez Desjardins, on avance que l'annonce de la Banque du Canada mardi d'abaisser son taux directeur à 0,25 % jusqu'à l'an prochain (mi-2010) permettra aux taux hypothécaires de se maintenir à des niveaux très faibles au cours des prochains mois.

Chemin faisant, les analystes financiers pensent que les taux pourraient être abaissés de nouveau prochainement. C'est une forte possibilité.

En fin d'après-midi hier, la Banque Royale a d'ailleurs procédé à des baisses de ses taux variant entre 20 à 30 points de base.

En clair, si vous avez à négocier prochainement une hypothèque, faites-vous «geler» un taux au plus vite. En cas de baisse,     cette dernière sera incluse lors de votre prochaine négociation.

Renégocier

Chez Multi-Prêts, on voit d'ailleurs de plus en plus de demandes de la part d'emprunteurs visant à renégocier leur prêt hypothécaire. Des gens qui ont signé à 6,2 % il y a deux ans sont maintenant tentés de «casser» leur hypothèque ces temps-ci.

Pourquoi? Parce qu'il y a de grosses économies à réaliser, signale la courtière en financement immobilier Nathalie Duchesne.

Évidemment, un emprunteur qui décide de rompre avec son prêteur hypothécaire devra payer une pénalité. Et là, chaque cas est unique selon la durée restante des paiements à effectuer. «Parfois, l'exercice en vaut vraiment la peine», souligne l'économiste Hélène Bégin.

Ici, la faiblesse des taux d'intérêt compense dans bien des cas pour la pénalité imposée par l'institution financière. Il faut savoir que plus il reste du temps à son hypothèque, plus la pénalité sera élevée.

Marché serré à Québec

Quoi qu'il en soit, les données publiées hier par Desjardins démontrent que le marché immobilier demeure très serré dans la région de Québec.

Au cours des trois premiers mois de 2009, il s'est vendu 2020 maisons dans la région métropolitaine, soit 8,8 % de moins que pour la même période l'an dernier. Ce qui n'a pas empêché le prix moyen des maisons vendues de bondir de 8,6 %, à 199 245 $.

Selon l'économiste de Desjardins, le prix des maisons augmente à Québec en raison d'un trop faible nombre de produits offerts par les agents immobiliers. «Comme il y a encore beaucoup d'acheteurs dans le portrait, les maisons intéressantes ne restent pas longtemps sur le marché», dit-elle.

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