La décision concerne les améliorations à la convention collective qui devaient être appliquées à partir du 1er mai 2009.
Selon Gaétan Ménard, secrétaire-trésorier du SCEP, l'employeur a décidé d'ignorer une clause stipulant que les travailleurs pouvaient prendre leur retraite un an plus tôt, soit à 57 ans plutôt qu'à 58 ans.
Or, M. Ménard stipule que la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, sous laquelle s'est placée AbitibiBowater, oblige l'entreprise à respecter les conventions collectives qu'elle a signées avec ses employés.
Par ailleurs, la Cour supérieure entendra également lundi une autre requête, cette fois formulée par l'employeur. Selon Gaétan Ménard, AbitibiBowater demandera au juge de l'autoriser à interrompre ses paiements spéciaux à la caisse de retraite. Celle-ci souffre d'un manque à gagner de 1,4 milliard $.
Le SCEP s'opposera à cette mesure. Gaétan Ménard explique que cet argent appartient aux travailleurs et qu'il est impératif que l'entreprise comble le déficit de la caisse avant de verser de nouvelles sommes aux banques et à ses créanciers.
Le SCEP estime que les régimes de retraite d'AbitibiBowater sont financés, en ce moment, à hauteur de 65 %. Dans l'éventualité où l'entreprise devait déclarer faillite, les prestations versées aux retraités seraient amputées de 30 à 35 % de leur montant total.
Pour protéger la caisse de retraite, le SCEP interpelle le gouvernement fédéral pour lui demander d'accorder des garanties de prêts à AbitibiBowater, ce qui lui permettrait d'avoir accès plus facilement à du crédit.










