Le président du conseil d'administration, John LeBoutillier a annoncé cette décision du conseil, hier lors de l'assemblée annuelle des actionnaires.
M. LeBoutillier a ensuite expliqué en point de presse, qu'en tant que surveillant de la gouvernance au sein de l'entreprise, il a suivi de près ces derniers mois le débat en cette matière dont les résultats font «penser à une tendance».
Insistant sur le fait que la société respecte déjà les meilleures pratiques de rémunération et de divulgation de la rémunération, il a aussi retenu le commentaire du porte-parole du Mouvement d'éducation et de défense des épargnants, Normand Caron, venu présenter à l'Industrielle Alliance une «invitation» à faire preuve de leadership dans ce domaine.
M. Caron, visiblement surpris, voire ému, par la promptitude de la réaction de la société, avait évoqué la possibilité que le Canada devienne le premier pays où ce droit des petits investisseurs serait non pas imposé par les gouvernements, mais reconnu à la suite d'un mouvement de la base des actionnaires.
Le président et chef de la direction, Yvon Charest, avait d'ailleurs inclus «un examen approfondi» de la rémunération «excessive dans plusieurs cas» dans ses pistes de solutions pour éviter que la crise ne se reproduise. La seule divulgation d'une rémunération peut non pas empêcher l'escalade mais même l'amplifier.
Si elle n'est pas liée au risque, elle peut aussi pousser des dirigeants à en prendre plus que nécessaire.
En point de presse, il a insisté sur un retour à «l'équité interne» selon laquelle la rémunération d'un cadre devrait tenir compte de celle des employés qu'il dirige.
Résultats
L'Industrielle Alliance a aussi divulgué hier ses résultats financiers montrant un bénéfice net de 46,2 millions $ au premier trimestre de 2009, en recul de 25 % par rapport aux trois mêmes mois de 2008.
Sur base annualisée, le rendement des capitaux propres a été de 11,2 % comparativement à 14,5 % un an plus tôt.
Les primes et dépôts ont aussi été en baisse de 13 %.
Mais, dit Yvon Charest, alors que les résultats ont été calculés alors que l'indice de la Bourse de Toronto était sous les 9000 points, les profits de l'Industrielle Alliance sont demeurés à 80 % de ce qu'ils étaient quand le même indice se situait à 14 000 points.
Il ajoute que la perte de 7¢ par action attribuable à la baisse des marchés boursiers au cours des trois premiers mois de l'année pourrait se transformer en gain au cours des trois suivants.
Le dividende trimestriel a été renouvelé à 24,5 ¢ par action et le coussin de sécurité mis en place avant le début de la crise n'a pas été touché.
La société a par ailleurs réussi à renforcer son ratio de solvabilité de 199 % au 31 décembre 2008 à 204 % au 31 mars 2009.
C'est aujourd'hui qu'on connaîtra les résultats trimestriels des trois autres grandes sociétés d'assurances canadiennes auxquelles les analystes comparent la performance de celle de la Grande Allée Ouest.
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