«On compte au moins huit équipes qui perdent beaucoup d'argent en ce moment. Il faudra que cette saignée arrête un jour», a fait savoir hier une source au bureau de la Ligue nationale de hockey (LNH).
Outre les Coyotes de Phoenix, les Panthers de la Floride, le Lightning de Tampa Bay, les Sabres de Buffalo, les Islanders de New York, les Thrashers d'Atlanta, les Predators de Nashville et les Blue Jackets de Columbus seraient également dans une situation financière très précaire.
Le cas des Hurricanes de la Caroline est unique. L'an dernier, cette équipe a perdu près de 12 millions $US. Cette année, en raison de sa participation aux séries de la Coupe Stanley (deuxième tour), des profits seraient à portée de main.
Selon cette même source, le président de la Ligue, Gary Bettman, se trouverait actuellement «coincé» par le dossier des Coyotes de Phoenix. On craint que ce cas particulier fasse école au cours des prochaines années. «Gary Bettman s'est fait prendre de vitesse. Il ne s'y attendait pas», a-t-elle fait savoir.
En clair, le syndic qui gère la faillite des Coyotes devra maintenant décider s'il vend le club au riche homme d'affaires canadien Jim Balsillie ou à l'homme de confiance de la ligue, Jerry Reinsdorf (également propriétaire des White Sox de Chicago).
Or, Jerry Reinsford tient à garder l'équipe à Phoenix pour un montant beaucoup moindre que Jim Balsillie (212,5 millions $), qui veut déménager les Coyotes à Hamilton.
Inutile d'insister sur les intentions de l'ancien propriétaire des Coyotes, Jerry Moyes, qui cherche à obtenir la meilleure offre, question d'éponger ses pertes des dernières années.
Il serait toutefois étonnant que les Coyotes puissent déménager facilement de Phoenix. Par l'entremise de prêts successifs con-tractés avec l'ancien propriétaire Jerry Moyes au cours des dernières années, la ville de Glendale est devenue un créancier de premier rang des Coyotes. Sans l'accord de la Ville, l'équipe demeurera à Phoenix, a-t-on appris de sources bien informées.
Par ailleurs, l'intérêt démontré hier par l'homme d'affaires russe et patron de Gazprom, Alexander Medvedev, pour une franchise de la LNH a été accueilli avec prudence hier par le groupe Bédard.
Le groupe mené par le comptable-fiscaliste Mario Bédard veut construire un aréna de 18 000 places dans la capitale. «C'est positif, puisque l'on parle du dossier», a fait savoir hier M. Bédard.
Ce dernier a rappelé que son groupe travaillait d'abord à monter un projet sérieux d'amphithéâtre pour la collectivité. «On n'a pas l'intention de se présenter 10 fois devant Gary Bettman. Lorsque toutes les ficelles seront attachées, on sera prêts à le proposer aux autorités de la LNH. Tant mieux si un milliardaire s'intéresse à Québec.»













