L'industrie géospatiale réunie à Québec

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L\'industrie géospatiale réunie à Québec

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Sébastien Vachon, président et fondateur de Korem

Photothèque le Soleil, Erick Labbé

 

Jean-Pascal Lavoie
Le Soleil

(Québec) L'information est certainement le nerf de la guerre en affaires. Réunis à Québec cette semaine, les Google, Oracle, Navteq et compagnie ont fait valoir comment les technologies géospatiales permettent aux organisations de maîtriser l'information.

En pleine expansion, l'industrie géospatiale fait des percées dans une multitude de domaines dont la sécurité publique, les ressources naturelles, les assurances et la finance. La technologie permet aux organisations de maîtriser leurs données géographiquement.

Par exemple, avec un programme s'apparentant à Google Maps, une compagnie d'assurances peut moduler ses primes quartier par quartier, rue par rue, selon le facteur de risque de chacun.

«Les organisations se rendent compte à quel point la technologie géospatiale peut leur faire sauver de l'argent et les rendre plus efficaces», explique Joseph Francica, rédacteur en chef de Directions Media, publication spécialisée en intelligence géospatiale.

Au gouvernement, l'intégration de cette technologie permet de bonifier l'offre de services et d'améliorer la gestion des infrastructures, assure David Sonnen, président d'Integrated Spatial Solutions. «En moyenne, les organisations qui ont adopté la technologie ont connu une augmentation de 450 % de la circulation interne de l'information et un retour sur leur investissement de 300 %.»

Les inscriptions aux deux jours de conférences mettent en évidence l'intérêt que suscite l'intelligence géospatiale. Outre la grande majorité des ministères québécois, des représentants de Bombardier, Hydro-Québec, Desjardins Assurances et La Capitale ont répondu à l'invitation de Korem, une entreprise de Québec spécialisée dans le domaine.

Sébastien Vachon, président et fondateur de Korem, souhaite ardemment que le message en filigrane du congrès soit saisi par le gouvernement du Québec. «La technologie est prête, les entreprises aussi, mais pas le gouvernement. Il manque toujours une base de données cartographique routière commercialisable.»

«Ces données sont essentielles, car les activités des gouvernements sont enracinées dans la géographie, que ce soit pour des questions de sécurité publique, les taxes foncières ou même la collecte des ordures», précise Joseph Francica.

«Ça fait sept ans que le gouvernement promet un produit aux organisations et aux entreprises et personne n'est en mesure de nous dire quand il sera prêt», déplore Sébastien Vachon.

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