Selon le professeur de l'Université Laval, il serait étonnant de voir un club de la LNH s'amener à Québec dans un avenir rapproché. «Soyons réaliste, il faut d'abord construire un amphithéâtre moderne avec beaucoup de loges corporatives. C'est le nerf de la guerre», assure-t-il.
À l'heure actuelle, Winnipeg et Hamilton auraient ainsi une longueur d'avance sur Québec pour l'obtention d'une équipe de la LNH.
D'ici 2014, le spécialiste de marketing sportif qui a mené par le passé plusieurs études pour le compte d'équipes de la LNH soutient toutefois que le visage de la LNH ne sera plus le même. Beaucoup d'équipes du Sud auront alors migré vers le Nord.
«Il faut se rendre bien compte que l'idée de présenter des matchs de hockey dans le désert et à l'ombre des palmiers a été une erreur magistrale. La LNH devra le reconnaître et retourner dans des marchés naturels pour créer des rivalités», signale-t-il.
Chemin faisant, la LNH pourrait bien compter d'ici quelques années une dizaine d'équipes canadiennes dans ses rangs. «Le plafond salarial est un élément important qui jouera en faveur des petits marchés canadiens comme Québec, Winnipeg, Hamilton et possiblement Halifax», souligne M. Richelieu.
Pour l'heure, six équipes canadiennes (Montréal, Ottawa, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver) évoluent dans la LNH.
Le professeur souligne que le projet de construire un aréna de 18 000 places à Québec est un pas dans la bonne direction. Mais il en faudra plus. La capitale devra notamment se dénicher un propriétaire aux reins financiers très solides et obtenir un appui inconditionnel du monde des affaires de la région.
Labeaume écoute
Au bureau du maire de Québec Régis Labeaume, on estime que le travail de recherche d'un «grand chevalier blanc» se poursuit. «Il y a beaucoup de gens qui s'activent dans le dossier, et le maire se tient informé», a fait savoir le porte-parole Paul-Christian Nolin ajoutant du même souffle que l'on était encore loin de la coupe aux lèvres.
De passage en Autriche au début du mois, le maire Labeaume dit avoir parlé de la LNH avec le propriétaire de Red Bull, Dietrich Mateschitz. Hier, personne chez Red Bull n'était disponible pour commenter l'état des discussions.
Une autre source bien au fait du dossier nous a toutefois fait savoir que le lien entre Red Bull et la LNH n'était pas évident à faire.
«Il peut se dire beaucoup de choses, mais à la fin de la journée, cela prend tout de même un chèque de 200 millions $US sur la table pour amener une équipe à Québec. Les gens qui ont cette capacité de payer ne courent pas les rues», a-t-elle résumé.
N'empêche. Pour André Richelieu, le hockey de la LNH serait une vitrine commerciale idéale pour Red Bull. «Cela cadrerait avec leur image de marque qui rime avec vitesse, dynamisme, jeunesse et sports extrêmes», fait-il valoir.











