Un taux aussi élevé en juillet n'avait jamais été enregistré depuis que le gouvernement fédéral a commencé à compiler les statistiques en 1977. C'est une hausse de 7,1 points par rapport à la période correspondante en 2008.
Endettement
La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a qualifié ces récentes données d'«alarmantes». Elle a soutenu, vendredi, par voie de communiqué, que «ce taux de chômage n'augure rien de bon pour l'endettement étudiant». Le président de la FEUQ, Jean Grégoire, a fait valoir que l'été est une «période critique» pour les étudiants, alors qu'ils tentent d'amasser leur argent pour être en mesure de régler leurs frais de scolarité et combler leurs autres besoins durant l'année scolaire.
La FEUQ a appelé au retour du gel des frais de scolarité à une bonification substantielle de l'aide financière.
Toujours selon Statistique Canada, le taux de chômage pour l'ensemble de la population canadienne est resté inchangé en juillet, à 8,6%. Toutefois, quelque 44 500 emplois ont été perdus, beaucoup plus qu'anticipé.
L'économiste Douglas Porter, de BMO Marchés des capitaux, a souligné au Toronto Star, samedi, que «les étoiles auraient difficilement pu être moins bien alignées» pour le marché de l'emploi cet été, considérant la valeur du dollar canadien, la météo et le ralentissement économique.
Le vice-président d'un centre d'emploi pour la jeunesse à Toronto, John-Frederick Cameron, a indiqué au Toronto Star avoir vu le nombre de jeunes à la recherche d'un travail presque doublé au cours de la dernière année.









