M. Arsenault a défendu ce point, jeudi, pendant son allocution au congrès des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), à Québec.
«Ça me crève le coeur de voir des grandes compagnies du Canada comme Alcan qui sont rendues dans les mains d'étrangers et qu'on a un gouvernement canadien qui n'a rien fait pour empêcher ça», a-t-il dit aux délégués de partout au pays réunis au Centre des congrès.
M. Arsenault voit la crise économique comme une opportunité pour «relocaliser les activités industrielles». Il estime qu'il faut ramener les entreprises manufacturières ici, à cause des coûts élevés et de la pollution attribuables au transport de la marchandise produite ailleurs.
«Au Québec, [la crise] c'est un peu moins pire qu'ailleurs parce qu'on a une économie diversifiée. Mais c'est aussi inquiétant qu'ailleurs et moi, je crois que si ça continue, cette crise-là va nous rattraper.» Il a donc appelé le gouvernement à un «coup de barre», proposant la création d'un «Buy Canadian Act» pour que la réfection de nos infrastructures soient réalisées par des entreprises d'ici.
La chef du Parti québecois, Pauline Marois, qui s'est adressée aux délégués des TCA, a de son côté encouragé les Québécois à «privilégier l'achat chez nous», tout en prenant soin de ne pas se «refermer sur nous-mêmes».
Elle a d'ailleurs souligné la «molesse de nos gouvernements» par rapport aux lois protectionnistes Buy American des États-Unis. Ces lois contraignent les gouvernements locaux à n'utiliser que des produits américains pour réaliser des projets d'infrastructure publics.
Mme Marois a de plus accusé les gouvernements de Stephen Harper et de Jean Charest de n'avoir rien prévu pour supporter «réellement» la consommation des familles pendant la crise économique. «Lorsqu'il y a une crise économique, c'est le temps de serrer les coudes, d'innover», a-t-elle fait valoir.
La chef du PQ a aussi déploré le fait que le gouvernement Charest n'avait pas su profiter de la crise pour «mettre la main-d'oeuvre à niveau».











