TGV Québec-Windsor: recommandation en faveur d'un terminus au centre-ville

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TGV Québec-Windsor: recommandation en faveur d\'un terminus au centre-ville

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Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) Un récent document de travail de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) sur les répercussions socioéconomiques d'un TGV dans le corridor Québec-Windsor recommande fortement d'implanter la station de Québec à la gare du Palais, sans écarter l'option de l'aéroport Jean-Lesage.

Le document, daté du 26 août et dont Le Soleil a obtenu copie, allègue que la location de la gare du Palais, la structure urbaine environnante et l'accessibilité des lieux rendent hautement favorable («highly favorable») l'implantation d'une gare à cet endroit.

Les paramètres utilisés par la SNCF pour évaluer un emplacement potentiel sont, notamment, l'accessibilité, la possibilité de connexions intermodales et la nécessité ou non de faire l'acquisition de terrains, indique le document. Celui-ci évoque aussi comme lieu l'aéroport Jean-Lesage, rappelant qu'un million de voyageurs y transitent annuellement.

La station d'autocars de Sainte-Foy est également mentionnée, mais semble écartée d'emblée. La station est liée à l'emprunt du corridor de la Rive-Sud, jugé économiquement non viable. Le pont de Québec ne possède l'espace que pour une seule voie ferroviaire.

Le corridor de la Rive-Nord demeure donc le choix sensé. D'autant plus, rappelle le document, que la population desservie y serait plus grande.

Dans la métropole, c'est aussi l'actuelle station ferroviaire de VIA Rail qui est «hautement recommandé». Par contre, le site de l'aéroport Montréal-Trudeau soulève encore des questions. La rentabilité et l'intérêt de le desservir doivent être prouvés, souligne le document.

Les auteurs de la recherche en cours s'interrogent aussi sur la possibilité de faire un arrêt à Laval. Avant de se prononcer, ils indiquent qu'une étude économique et de la circulation doit être réalisée.

Ces renseignements ont été transmis cette semaine, notamment à la Direction des transports de la Ville de Québec. Une présentation devait avoir lieu, jeudi. On ne sait pas si des élus y participaient.

Mardi, La Presse rapportait que la SNCF concluait que le projet réunissait toutes les conditions de rentabilité financière, sociale et environnementale pour en faire un grand succès, selon un avis qu'elle avait obtenu.

Parallèlement, jeudi, on apprenait que la Ville de Montréal entend demander au gouvernement fédéral de laisser place au transport des passagers sur l'une des voies ferrées du couloir Québec-Windsor, présentement réservées aux convois de marchandises.

Selon ce que rapporte le journal La Presse, cet autre projet permettrait aux trains d'augmenter leur vitesse et réduirait donc la durée des trajets, et ce, pour une fraction du prix de la construction d'un TGV, mais sans atteindre les pointes de vitesse de ce dernier.

Ce projet était déjà sur la table en 2004, sous le nom de VIA Fast, alors que Jean Pelletier était le président du conseil de VIA Rail. Selon un rapport préparé en 2002, les coûts d'un tel aménagement sur cinq ans étaient évalués à 2,6 milliards $ plutôt que de 10 ans et 18 milliards $ pour un TGV.  

Avec La Presse Canadienne

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