Un sondage de la firme CROP réalisé pour le compte de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (www.portailrh.org/presse) indique que 94 % des travailleurs de la région de Québec affirment être optimistes quant à l'avenir de l'organisation pour laquelle ils travaillent.
Pour l'ensemble du Québec, le coup de sonde réalisé du 13 au 23 août auprès de 1003 personnes révèle que 83 % des travailleurs baignent dans l'optimisme au moment où l'économie semble commencer à remonter la pente.
À Montréal, les salariés ne sont pas encore convaincus que le pire de la crise est passé. En effet, «seulement» 78 % des gens interrogés ont répondu qu'ils étaient optimistes à l'égard de l'avenir de leur employeur.
«Nous sommes surpris par les résultats globaux de l'enquête», affirme le président de l'Ordre, Florent Francoeur. «Nous ne nous attendions pas à ce que les travailleurs affichent un tel degré d'optimisme. De toute évidence, ils ont constaté, au retour des vacances, que les carnets de commandes s'étaient regarnis et qu'il y aurait du pain sur la planche à l'automne et à l'hiver.»
Florent Francoeur n'a cependant pas été renversé par les résultats obtenus dans la région de Québec. Il a été dit et répété sur toutes les tribunes que cette dernière, en raison de la composition de sa structure économique, allait souffrir moins que le reste de la province des effets de la tempête.
«Et ce n'est pas seulement en raison de la présence de la fonction publique», insiste le président de l'Ordre. «La région s'est diversifiée et profite d'un élan de dynamisme. Elle s'est bien positionnée dans le secteur des technologies de l'information et nous oublions trop souvent la place occupée par le secteur des assurances qui n'a pas perdu trop de plumes au cours des derniers mois.»
Le sondage montre également que le niveau d'optimisme est moins grand chez les travailleurs qui gagnent moins de 40 000 $
(67 %) que ceux qui gagnent entre 80 000 $ et 100 000 $ (91 %).
«Ce n'est guère étonnant», avance M. Francoeur. «Avoir un emploi à faible revenu, ça veut aussi dire avoir un emploi à temps partiel. Souvent, ces salariés-là sont à l'autre bout de la chaîne de communication. Les dirigeants ne prennent pas toujours le temps de les informer de ce qui se passe au sein de l'organisation.»
Surcharge de travail
Par ailleurs, le sondage a également permis d'apprendre que les travailleurs souhaitaient vouloir souffler un peu après avoir pris les bouchées doubles au cours des derniers mois.
En effet, leur principale préoccupation par les temps qui courent ne concerne pas la conciliation famille-travail ou l'amélioration de la rémunération, mais plutôt la réduction de la charge de travail.
Pour survivre à la récession, les entreprises ont sabré dans leurs coûts en procédant à des mises à pied. Les «survivants» ont dû alors retrousser leurs manches pour combler les départs.
«Le message est clair. Les travailleurs disent à leur patron qu'ils ne pourront maintenir le rythme actuel encore bien longtemps. Laissez-nous souffler un peu si vous voulez que nous continuions à performer à long terme.»











