Pour sa première sortie devant une chambre de commerce depuis sa récente nomination, le ministre Gignac était en Beauce, hier, au royaume de l'entrepreneurship, où il a notamment vanté la culture d'entreprise de la région.
D'ailleurs, avant de prendre part au dîner auquel assistaient 160 membres de la Chambre de Saint-Georges, le ministre a rencontré les représentants de l'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB).
«Quand je vois des projets comme celui parrainé par Marc Dutil, j'applaudis, a-t-il dit à l'auditoire. La mission de l'EEB ne devrait pas seulement être régionale, mais nationale. Il pourrait s'agir de l'École d'entrepreuneurship du Québec, basée en Beauce... Le gouvernement ne demeurera pas insensible à ces efforts car c'est formidable de voir des gens se prendre en main. Ça fait partie de l'industrie du savoir.»
«L'entrepreneurship est une des principales clés du succès du Québec. Et une de mes grandes priorités est d'aider les entrepreneurs. Je sais dans quelle direction je veux travailler : celle de la croissance économique», a-t-il affirmé.
Niveau de vie à hausser
L'ex-économiste de la Banque Nationale, qui ne parle pas la langue de bois, n'a pas écarté les sujets sensibles tels la crise, les FIER, les régions-ressources. Au contraire, il s'est même engagé à accroître le niveau de vie des Québécois.
«Le Québec résiste mieux, mais nous traversons une crise économique mondiale sans précédent. Ce que je veux faire, c'est contribuer à accélérer la création de la richesse. Je souhaiterais voir un jour le niveau de vie des Québécois atteindre celui de l'Ontario et on va y travailler. J'ai 54 ans et je me donne 15 ans pour y parvenir», a-t-il dit.
Selon le ministre, les signes de reprise se multiplient : le système financier mondial se stabilise, les bourses récupèrent près de la moitié du terrain perdu l'an dernier, la confiance des ménages est en hausse, l'activité manufacturière se redresse tranquillement aux États-Unis et certains analystes révisent à la hausse leurs perspectives. «C'est fragile, admet-il, mais on peut commencer à penser que le pire est passé.»
Appui aux FIER
Même s'ils ont fait passablement jaser, le ministre Gignac réitère sa confiance dans les FIER.
«C'est structurant pour l'économie de toutes les régions, a-t-il dit, et il faut garder ça.» [...] «Le vérificateur général et le groupe-conseil piloté par M. Louis Roquet feront leurs recommandations à l'automne et on va apporter les correctifs nécessaires. Je peux vous dire une chose, et c'est très clair : sur la question de l'éthique et de la gouvernance, je ne ferai aucun compromis», a-t-il laissé tomber.
Le ministre Gignac dit aussi prôner des politiques économiques équitables. En ce sens, il soutient, tout comme son homologue Robert Dutil, qu'il faut trouver une solution gagnant-gagnant et que le dossier chemine. «En temps et lieu, a-t-il confié, le ministre des Finances se prononcera.»










