Grandes ou petites, les entreprises y trouvent une source leur permettant de mettre le grappin sur des ressources humaines spécialisées qui, dans plusieurs secteurs, se font rarissimes sinon inexistantes.
Plusieurs d'entre elles avaient répondu à l'invitation de Pôle Québec/Chaudière-Appalaches qui tenait, hier, une journée d'information sur le recrutement international.
En pleine expansion, CGI (1150 salariés) a fait le plein, au cours des deux dernières années, en intégrant près de 150 nouveaux travailleurs à son bureau de Québec dont de nombreux immigrants.
La société de services informatiques a notamment participé aux trois missions de recrutement pilotées par Pôle en France et en Belgique depuis 2008. Ces déplacements outre-mer en ont valu la peine puisque CGI a réussi à amener à Québec une trentaine de nouveaux professionnels. Des ressources qu'elles n'arrivaient plus à trouver ici.
«Nous sommes allés chercher du personnel intermédiaire et senior, des gens âgés entre 35 et 50 ans possédant déjà un bon bagage d'expérience», souligne la directrice au soutien des affaires et responsable du recrutement, Annie Clément.
Pénurie
Compte tenu qu'il s'agit de travailleurs évoluant dans des secteurs pour lesquels il existe une réelle pénurie de main-d'oeuvre à Québec, CGI n'a pas eu à se débattre avec les embûches administratives qui, bien souvent, freinent les ardeurs des entreprises qui pourraient être intéressées par la filière internationale.
Entreprise d'une soixantaine d'employés, Silicycle n'a pas les moyens de participer à des missions de recrutement à l'étranger.
Ce qui ne l'empêche pas de recruter outre-mer. «Récemment, nous avons embauché deux personnes en Europe et deux autres viendront bientôt s'ajouter», explique Rachel Leblanc, conseillère en ressources humaines.
Trouver un chimiste pour travailler chez Silicycle, c'est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin.
Commercialisant ses produits à l'échelle mondiale, Silicycle est une entreprise de chimie fine spécialisée dans le développement de produits à base de gel de silice.
«Des gens qui ont un doctorat en chimie, il y en a sur le marché. Par contre, des gens qui ont une formation très pointue en chimie sur support de silice ne courent pas les rues. Nos réseaux de contacts ne nous permettent pas toujours d'aller chercher la ressource dont nous avons besoin. C'est bien souvent vers la France qu'il faut se tourner», explique Mme Leblanc.











