L'année 2008 marquait la sixième année consécutive au cours de laquelle la région métropolitaine de recensement de Québec - incluant les villes de Québec et de Lévis - enregistrait plus de 5000 mi-ses en chantier. Cette année-là, le nombre de fondations coulées dans la région atteignait 5457.
Pour l'année en cours, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) prévoit une baisse de 8 % des mises en chantier qui devraient se chiffrer à 5025. Une diminution qui se fait sentir dans tous les segments de marché, soit la construction de logements locatifs (-10 %), de résidences unifamiliales (- 9 %) et de copropriétés (- 4 %). Poussant un peu plus loin sa lecture de l'avenir, la SCHL anticipe un autre repli en 2010 alors que le nombre de mises en chantier devrait être tout juste au-delà de 5000.
Ne pas partir en peur
Analyste principale de marché pour la région de Québec à la SCHL, Élisabeth Koulouris estime qu'il faut éviter de partir en peur. «À l'instar de la conjoncture économique régionale et de la situation générale de l'emploi, le marché de l'habitation demeure assez fort à Québec», assure-t-elle.
À titre comparatif, le nombre de mises en chantier pour l'ensemble de la province a dégringolé de 47 901 à 43 300 de 2008 à 2009. Dans sa boule de cristal, la SCHL prévoit une nouvelle diminution des mises en chantier en 2010 qui devraient se situer aux alentours de 43 000.
En 2009, le nombre de transactions sur le marché de la revente devrait diminuer de 5 %, ce qui devrait ramener l'activité au niveau observé en 2006. Les prix moins élevés des logements existants par rapport à ceux des logements neufs constituent un atout pour le marché de la revente, ce qui devrait permettre de soutenir la demande, avance la SCHL dans ses Perspectives du marché de l'habitation. «En 2010, ce phénomène devrait s'amplifier en raison de l'accroissement de l'offre de propriétés existantes et de la détente du marché. Ces facteurs pourraient provoquer une hausse de 3 % du nombre de transactions», prévoit la SCHL.
La croissance des prix des maisons demeurera soutenue en 2009 et ralentira en 2010. En effet, de 196 839 $ en 2008, le prix moyen d'une résidence dans la région de Québec passera à 210 000 $ en 2009, puis à 218 000 $ en 2010, selon les prévisions de la SCHL.
Taux d'inoccupation
Élisabeth Koulouris affirme que le marché locatif demeurera «très serré» dans la région de Québec en raison de la faible progression de l'offre de logements à louer et de l'accroissement de ménages qui viennent s'y installer pour profiter d'un marché de l'emploi favorable. «La demande est très forte et il y a peu de logements vacants sur le marché.»
Actuellement, le taux d'inoccupation se situe à 0,6 %. Il devrait passer à 0,8 % en 2010.












