«La création d'emplois dans ces régions sera freinée, d'une part, par la faiblesse de la croissance démographique et, d'autre part, par un taux de chômage peu élevé, qui réduit la disponibilité de la main-d'oeuvre apte à occuper les nouveaux emplois», rend compte le Centre d'étude sur l'emploi et la technologie et de l'information sur le marché du travail d'Emploi-Québec, qui vient de publier les perspectives professionnelles du marché du travail jusqu'en 2013.
Selon les estimations, les taux de chômage dans les régions de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale devraient s'établir respectivement à 4,4 % et à 4,5 % en 2013. Les plus récentes données de Statistique Canada montrent que le taux de chômage dans la Chaudière-Appalaches en octobre se situait à 5,7 %, alors qu'il s'établissait à 5,4 % dans la Capitale-Nationale.
Les économistes d'Emploi-Québec s'attendent à ce que le taux de chômage au Québec en 2013 se situe à un peu moins de 8 %. En octobre, il était à 6,8 %.
En ce qui a trait à la croissance annuelle moyenne de l'emploi, elle devrait s'établir à 0,9 %. Dans la Chaudière-Appalaches, le taux de croissance sera d'à peine 0,3 %, soit le troisième le plus faible, tout juste devant le Saguenay-Lac-Saint-Jean et l'Abitibi-Témiscamingue. Dans la Capitale-Nationale, il devrait se situer à 0,5 %.
Création de 152 000 emplois d'ici 2013
Après avoir accueilli 253 000 personnes de plus au cours des cinq dernières années, le marché du travail devrait enregistrer, cette année, un recul de 73 000 emplois au Québec. Il s'agirait d'une première baisse en 13 ans.
Le pire est passé, estime Emploi-Québec, qui s'attend à la création de 152 000 emplois d'ici 2013, dont 74 000 en 2011. «Le rythme de croissance ralentira à mesure que le marché du travail se resserrera, en raison de l'accélération des départs à la retraite des personnes de la génération du baby-boom.»
La quasi-totalité des emplois créés sera attribuable au secteur des services, qui fournit déjà 77 % des emplois. Selon Emploi-Québec, les industries productrices de biens procureront à peine 3 % des emplois créés.
Dans les faits, jusqu'à 21 000 emplois pourraient disparaître dans ces industries pendant qu'il devrait s'en créer 173 000 dans les secteurs où la croissance demeurera au rendez-vous.
Dans le secteur des services, les gains viendront du côté des soins de santé et de l'assistance sociale, des services professionnels, scientifiques et techniques, des finances et assurances et du commerce au détail.
Par contre, Emploi-Québec prévoit que neuf secteurs encaisseront des baisses d'emploi, notamment celui de la production de biens comme l'agriculture et la pêche, la foresterie, les textiles, le papier, les produits en bois, la première transformation des métaux et le meuble.
Emploi-Québec anticipe la perte de 10 000 emplois dans le secteur de la fabrication de biens durables, et ce, malgré un gain attendu de 4000 emplois dans l'industrie des aliments, des boissons et des produits du tabac.











